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Jean-Philippe Maurer

 

Député du Bas-Rhin (2e circonscription)
Conseiller général de Strasbourg 7 (Meinau, Neudorf ouest)

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TRAVAIL PARLEMENTAIRE 2012 (cliquez ici pour 2011, 2010, 2009, 2008, 2007)

QUESTIONS ÉCRITES

INTERVENTIONS

PROPOSITIONS DE LOIS


Question N° : 132294
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > sécurité sociale
Tête d'analyse > cotisations
Analyse > oeuvres sociales. réglementation

Question publiée au JO le : 24/04/2012 page : 3151

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les cotisations de l'union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (Urssaf) auxquelles sont soumises certaines actions sociales. En effet, de nombreuses entreprises ont développé des actions en faveur des jeunes qui, bien qu'entrant dans le champ des actions sociales au même titre que les aides aux vacances, aux voyages, les colis de fin d'année ou les bons d'achat, sont, au contraire, assujetties aux cotisations à l'Urssaf. Ainsi, il semblerait que le versement d'une aide mensuelle sous forme de bourses d'études n'entre pas dans le champ d'exonération de cotisation. Aussi, il lui demande s'il est envisageable de faire entrer ces bourses dans le champ d'exonération de l'Urssaf au titre des oeuvres sociales.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_132294

 

Question N° : 132143
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Agriculture, alimentation, pêche, ruralité et aménagement du territoire
Ministère attributaire > Agriculture, alimentation, pêche, ruralité et aménagement du territoire
Rubrique > agriculture
Tête d'analyse > apiculture
Analyse > abeilles. surmortalité. lutte et prévention

Question publiée au JO le :24/04/2012 page : 3126

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la situation de l'apiculture en France et en Europe. La commission européenne a, en effet, présenté en décembre 2010 des propositions concernant une série de mesures en rapport avec la mortalité des abeilles ces dernières années et notamment un programme de surveillance destiné à évaluer l'ampleur de la mortalité des abeilles. Il aimerait connaître les premiers résultats de cette surveillance, ainsi que les mesures que le Gouvernement français a pris dans le cadre de la coopération européenne.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_132143

 

Question N° : 132091
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > retraites : régime agricole
Tête d'analyse > mutualité sociale agricole
Analyse > salariés agricoles algériens. rachat de trimestres. perspectives

Question publiée au JO le :10/04/2012 page : 2871

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation des salariés agricoles algériens qui ont travaillé pour des entreprises agricoles françaises avant l'indépendance de l'Algérie et qui ont immigré en France. Or, au moment de prendre leur retraite en métropole, ces salariés n'ont pu fournir des documents attestant que leurs employeurs avaient bien cotisé dans les caisses de retraites soit parce que les documents avaient disparu suite aux évènements, soit parce que leurs employeurs n'avaient pas cotisé. Il s'avère que la mutuelle sociale agricole leur propose de racheter les trimestres manquants à des tarifs sans commune mesure avec les possibilités financières de ces anciens ouvriers agricoles qui, lorsqu'ils sont venus en France, n'ont pu avoir des salaires élevés. Il souhaite donc connaître sa position et les mesures qu'il envisage de prendre, le cas échéant, pour remédier à cette situation.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_132091

 


Question N° : 132021
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > établissements de santé
Tête d'analyse > hôpitaux
Analyse > recouvrement des créances. ressortissants étrangers

Question publiée au JO le :17/04/2012 page : 2975

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'application du protocole annexe à la convention générale relatif aux soins de santé dispensés en France à certaines catégories d'assurés sociaux algériens du 1er octobre 1980. Il semblerait, en effet, que les différentes opérations de paiement ne soient pas à jour et que, précisément, la caisse nationale d'assurances sociales d'Algérie (CNAS) serait en retard de paiement à hauteur de plusieurs millions d'euros auprès de la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM). De plus, il semblerait aussi que cela empêche la prise en charge directe dans les hôpitaux français des malades qui ne peuvent être soignés en Algérie. Or l'article 2 du protocole prévoit que « l'assuré social visé à l'article premier, admis au bénéfice des prestations en nature (soins) des assurances maladie, maternité ou accidents du travail, à la charge d'une institution algérienne, bénéficie sur le territoire français des prestations correspondantes de la législation française lorsque, préalablement à son départ, il a obtenu l'autorisation de l'institution algérienne à laquelle il est affilié. Cette autorisation est valable pour une durée maximum de trois mois ». De son côté, l'article 5 précise que : « dans les cas prévus aux articles 2 et 3, la charge des prestations incombe à l'institution algérienne. Ces prestations sont remboursées, au moyen d'un forfait basé sur le coût réel, par l'institution algérienne à l'institution française ». Enfin, l'article 6 prévoit que « la commission mixte, créée par l'article 57 de la convention franco-algérienne sur la sécurité sociale du 1er octobre 1980, est compétente pour connaître des questions nées de l'application du présent protocole ». Il aimerait donc connaître les montants de ces retards de paiement et savoir si la commission mixte prévue par le protocole s'est réunie et à examiner les modalités de remboursement, et le cas échéant, le calendrier de ses remboursements qui doivent être reversés aux hôpitaux concernés.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_132021

 

Question N° : 131837
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > santé
Tête d'analyse > syndrome d'apnée obstructive du sommeil
Analyse > prise en charge

Question publiée au JO le :10/04/2012 page : 2871

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les personnes souffrant d'apnées du sommeil. L'apnée du sommeil est un trouble caractérisé par une diminution ou un arrêt du flux respiratoire, très invalidant et pouvant dans certains cas entraîner la mort. Or il s'avère que cette maladie, qui toucherait environ 4 % de la population adulte, souffre d'un manque d'information et de prévention. De plus, l'apnée du sommeil souffrirait d'un manque de formation des différents corps médicaux et il serait souhaitable de renforcer l'information et la sensibilisation de cette maladie chez les médecins généralistes en formation. Aussi il souhaiterait avoir sa position sur cette maladie et les mesures qu'il compte prendre pour mieux renforcer l'information et la formation chez les médecins.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_131837

 

Question N° : 131830
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > santé
Tête d'analyse > maladie de Lyme
Analyse > lutte et prévention

Question publiée au JO le :10/04/2012 page : 2871

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la nécessité de mise en place d'un cadre national visant à la prévention, le diagnostic et le traitement de la borréliose (ou maladie de Lyme) en France. Transmise par les morsures de tiques, cette maladie, traitée sur plus de 900 000 personnes en Allemagne en 2010, aurait été recensée officiellement sur la même année sur seulement 5 000 patients en France, et ce alors même que le pays en serait infesté. De plus, les protocoles de détections et de soins de cette infection, qui, non traitée, évolue vers l'aggravation chronique, serait actuellement obsolètes et à l'origine de milliers de patients faussement diagnostiqués ''négatifs''. Il souhaiterait donc connaître la position et les mesures prises par le Gouvernement pour l'information, la prévention, la révision protocolaire, la reconnaissance de la maladie sur sa forme chronique ainsi que le montant des fonds qu'il dédie à la veille épidémiologie et à la recherche sur ce problème de santé publique.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_131830



PROPOSITION DE LOI 4490

PROPOSITION DE LOI visant à reconnaître le vote blanc aux élections
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 3 avril 2012.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

Élection après élection, les élus regrettent l’augmentation de l’abstention à chaque scrutin, en dépit de tous les appels civiques qui invitent nos concitoyens à se rendre aux urnes.

Certains de nos électeurs peuvent ne pas trouver d’intérêt à voter pour l’un des candidats qui se présentent à leurs suffrages et feront le choix de déposer dans l’urne une enveloppe qui ne contient aucun bulletin ou qui contient un papier blanc.

Or, le vote blanc n’est pas pris en compte au titre des suffrages exprimés alors même que le code électoral prévoit que les machines à voter qui peuvent être utilisées dans les communes de plus de 3 500 habitants doivent permettre l’enregistrement d’un vote blanc (article L. 57-1).

De même et en toute logique, dans les bureaux de vote dotés d’une machine à voter, le président, à la fin des opérations de vote, rend visibles les compteurs totalisant les suffrages obtenus par chaque liste ou chaque candidat ainsi que les votes blancs (article L. 65).

Lors de la publication des résultats électoraux, les votes blancs sont assimilés aux votes nuls. Or, cette pratique consistant en la non-reconnaissance spécifique du vote blanc, à part entière, contribue à décourager les électeurs d’accomplir leur devoir électoral car ils ont le sentiment légitime de ne pas être pris en considération, alors même qu’ils auront exercé leur droit de vote avec civisme.

Aussi convient-il de prévenir et d’organiser la reconnaissance du vote blanc aux élections, dans le souci de lutter contre l’abstention. C’est le sens de ma proposition de loi.

 

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Le troisième alinéa de l’article L. 65 du code électoral est complété par deux phrases ainsi rédigées :

« Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés et il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. »

Article 2

Au premier alinéa de l’article L. 66 du même code, les mots : « blancs, ceux » sont supprimés.

Article 3

Le 1° de l’article L. 391 du même code est supprimé.

Article 4

Les dispositions de la présente loi sont applicables à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna.


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#ppl4490



Question N° : 131635
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Travail, emploi et santé
Ministère attributaire > Travail, emploi et santé
Rubrique > sécurité sociale
Tête d'analyse > compensation financière entre régimes
Analyse > assurance maladie. régime local d'Alsace-Moselle

Question publiée au JO le :03/04/2012 page : 2671

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'application de la loi n° 98-278 du 14 avril 1998 relative au régime local d'assurance maladie des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, qui a notamment précisé les sources de financement du régime local de sécurité sociale. Or il semblerait que les services des retraites de l'État omettent de verser les cotisations au régime local pour les « polypensionnés » qui ont des périodes de travail dans la fonction publique et comme salariés dans les cas fixés par le code de la sécurité sociale et ayant travaillé dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin ou de la Moselle. Pourtant, le code de la sécurité social prévoit donc que la cotisation au régime local doit être payée sur chaque période de pension et donc déduite par la caisse ou le régime de retraite qui verse la pension de retraite pour être versée au régime local. Il semblerait que l'État doive entre 1,5 million et 2 millions d'euros au régime local d'assurance maladie. Il aimerait donc connaître son analyse sur cette question, le montant de la dette et le calendrier de versement de cette dette au régime local d'assurance maladie.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_131635



Question N° : 130813
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Éducation nationale, jeunesse et vie associative
Ministère attributaire > Éducation nationale, jeunesse et vie associative
Rubrique > enseignement : personnel
Tête d'analyse > enseignants
Analyse >langues étrangères. formation continue

Question publiée au JO le :20/03/2012 page :

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la formation continue des enseignants en langue étrangère. En effet, les enseignants jouent un rôle-clé dans le renforcement des compétences linguistiques et interculturelles. En particulier, il est jugé essentiel de permettre aux enseignants de passer du temps à l'étranger pour améliorer la maîtrise des langues qu'ils enseignent et affiner leurs compétences interculturelles. Or il semblerait qu'à l'heure actuelle, la mobilité des enseignants soit très faible, pour les raisons suivantes : difficultés d'accès à la profession d'enseignant à l'étranger, manque d'incitations voire pénalisations en termes de carrière et rigidité des mécanismes pour les échanges bilatéraux et multilatéraux, comme le soulignait déjà la communication de la Commission européenne au Parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions intitulé « multilinguisme : un atout pour l'Europe et un engagement commun » du 18 septembre 2008. Il aimerait donc connaître le nombre d'enseignants dans le primaire et dans le secondaire qui ont utilisé cette possibilité de se former dans leur langue d'enseignement à l'étranger et les mesures qu'il compte prendre pour développer cette possibilité à la fois par des incitations financières, indiciaires et dans les programmes de coopération bilatéraux comme transfrontaliers dont il aimerait connaître le nombre et les pays concernés.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_130813



Question N° : 130687
de M. Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement Populaire - Bas-Rhin )
Question écrite
Ministère interrogé > Agriculture, alimentation, pêche, ruralité et aménagement du territoire
Ministère attributaire > Agriculture, alimentation, pêche, ruralité et aménagement du territoire
Rubrique > agriculture
Tête d'analyse > apiculteurs
Analyse > revendications

Question publiée au JO le :20/03/2011 page :

Texte de la question

M. Jean-Philippe Maurer attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la situation de l'apiculture en France et en Europe. L'amicale parlementaire de l'apiculture qui vient d'être mise en place récemment à l'Assemblée nationale avec le soutien de l'union nationale de l'apiculture française et du syndicat national d'apiculture compte une centaine de députés membres. Elle vise à mieux faire connaître l'activité apicole, à la valoriser et la défendre auprès des élus, des institutions, des associations, des filières apicoles et de tous les Français. Elle s'est réunie car les inquiétudes des professionnels, ainsi que des personnes sensibles aux implications sur la nature, et notamment sur la reproduction des plantes, de la baisse importante du nombre d'abeilles et des ruchers en France, vont en s'accroissant. En effet, l'inquiétude est grande pour la survie et le développement des abeilles devant les effets de certains pesticides, du varroa au frelon asiatique, des certains produits liés aux OGM. Il souhaiterait donc connaître les mesures à long terme qu'il envisage de prendre dans ce domaine.

Texte de la réponse

 


http://jpmaurer.info/dossier%20JPM/activite_assnat2012.htm#qe_130687



Débat sur la proposition de loi tendant à réduire le surendettement
Compte rendu intégral (extrait)

Première séance du jeudi 26 janvier 2012 - Présidence de Mme Catherine Vautrin

POINT 2. Prévention du surendettement

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Philippe Maurer.

M. Jean-Philippe Maurer. Madame la présidente, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, la proposition de loi visant à mettre en place un répertoire national des crédits aux particuliers pour des besoins non professionnels est particulièrement importante pour la bonne raison qu'elle contribue de façon décisive à la maîtrise du surendettement et à l'amélioration de l'accès au crédit dans des conditions économiquement et socialement saines.

M. Jean Dionis du Séjour, rapporteur. Merci de ce constat.

M. Jean-Philippe Maurer. Quelle est la situation de l'endettement des ménages en France ? En 2010, 58,6 % des foyers étaient endettés au titre d'un crédit immobilier ou à la consommation. C'est ainsi que l'endettement en crédit à la consommation était de 2 200 euros par habitant, soit 18 000 euros par ménage utilisateur puisque 8,1 millions d'entre eux remboursaient fin 2010 un tel crédit. Quant à l'endettement en crédit immobilier, il atteignait 97 000 euros par ménage utilisateur, sachant que l'endettement des ménages est en forte progression en raison de l'augmentation des encours de crédits immobiliers.

Dans ce contexte, le surendettement a atteint la cote d'alerte...

M. Jean Dionis du Séjour, rapporteur. Absolument.

M. Jean-Philippe Maurer. ...avec 218 042 dossiers déposés sur douze mois, soit 600 dossiers déposés par jour ou un dossier toutes les trois minutes.

Dans cette situation, l'absence en France de fichier positif est une source d'exclusion sociale et économique. Elle constitue, d'ailleurs, un cas particulier en Europe : alors que l'endettement par habitant y est un des plus faibles, le montant moyen des dossiers de surendettement est le plus élevé, soit 34 500 euros. Un tel état de fait signifie qu'à ce stade de surendettement de plus en plus de situations sont irrémédiablement compromises, car comment se relever d'une telle charge, d'un tel fardeau ?

Le reste à vivre pour les ménages est marginal, et c'est à la marge que ces ménages sont réduits par les plans d'apurement ou par les périodes d'observation.

Les 47 590 ménages déclarés en surendettement entre le second semestre 2010 et le second semestre 2011 totalisaient 2 372 889 673 euros d'encours de crédits ; et si 22 % des dossiers se situaient entre des strates de 9 823 à 26 944 euros pour les crédits contractés, 78 % des dossiers se plaçaient entre des strates de 33 983 et 105 549 euros. Je vous laisse mesurer l'ampleur de l'endettement !

L'essentiel des dossiers consistait en une accumulation de dix à quatorze dossiers de crédits pour 33 % d'entre eux, de quinze à dix-neuf dossiers pour 17 % et de huit à neuf dossiers pour 15 %, soit 65 % de dossiers dépassant quasiment la dizaine de crédits contractés.

Pour dix dettes en moyenne par dossier de surendettement, on comptait six dettes bancaires et on relevait, pour 10 000 euros de dettes, 8 300 euros de dettes bancaires, 900 euros d'arriérés de charges et 800 euros de dettes diverses.

C'est donc bien une situation accablante qui est vécue en France du fait de ce surendettement, de ce mal-endettement, sachant que ce que l'on appelle les accidents de la vie n'en sont pas la cause déterminante. C'est une véritable exclusion de masse qui est liée à ce surendettement puisque celui-ci touche près de 750 000 familles, soit plus de 2 millions de personnes. C'est ainsi que près de 40 % de la population française sont exclus de l'accès au crédit contre 15 % dans les autres pays de l'Union européenne.

M. Jean Dionis du Séjour, rapporteur. C'est vrai.

M. Jean-Philippe Maurer. Monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, lutter contre les paradis fiscaux, c'est bien, mais c'est loin ; lutter contre les abus de la finance internationale, c'est bien, mais c'est loin ; lutter contre le surendettement, contre le mal-endettement, c'est bien et ce n'est pas loin. C'est bien ici, en France, que nous pouvons agir rapidement et efficacement au service de nos compatriotes qui sont en difficulté. Il faut réfuter les discours alarmistes qui y lient une baisse de la consommation, car une meilleure lisibilité de l'endettement se traduit par des crédits adaptés, moins restrictifs, plus accessibles et plus pérennes.

Plus qu'une action publique, c'est un service public qui sera rendu à nos compatriotes pour leur faciliter l'accès au crédit et pour les empêcher de sombrer de façon irrémédiable dans le surendettement. Vous l'aurez compris, je suis favorable à la proposition de loi.

M. Jean Dionis du Séjour, rapporteur. Excellent discours !


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