Député
du Bas-Rhin (2e circonscription)
Conseiller général de
Strasbourg 7 (Meinau, Neudorf
ouest)
L'ASSEMBLÉE
NATIONALE
L'Assemblée nationale
est composée de 577
députés.
Elle siège au palais Bourbon, dans le 7e
arrondissement sur la rive gauche de la Seine
à Paris. Sa façade monumentale donne
sur le quai d'Orsay, face à la place de la
Concorde.
Les actuels députés de
l'Assemblée nationale sont ceux de la
treizième législature de la Ve
République, dont le mandat va de 2007
à 2012. Bernard Accoyer, de l'UMP
préside l'Assemblée
nationale.
Session
parlementaire
La vie de l'Assemblée
nationale et du Parlement est principalement
organisée autour de sessions annuelles,
périodes au cours desquelles les deux
chambres se réunissent pour
délibérer :
session ordinaire
: période fixée par la loi au
cours de laquelle les députés se
réunissent forcément chaque
année, entrecoupée de
période de « vacances parlementaires
». Depuis 1995 une session unique annuelle
d'au moins 120 jours s'établit entre
octobre et juin, chaque assemblée fixant
alors comme elle l'entend des semaines de
session ainsi que de ses jours entre le mardi,
le mercredi et le jeudi, et ses
horaires.
session
extraordinaire : en dehors de la session
ordinaire, le Parlement peut être
convoqué en session extraordinaire par
décret du président de la
République et à la demande du
Premier ministre ou de la majorité des
députés, pour 12 jours au
plus.
Rôle
: Le vote des lois
L'Assemblée nationale
constitue, avec le Sénat, le Parlement qui
détient le pouvoir législatif, c'est
à dire le vote des lois.
On parle de projet de loi
lorsque le texte est déposé par le
gouvernement et de proposition de loi lorsqu'il
émane du Parlement (Assemblée ou
Sénat).
En cas de rejet d'un projet
ou d'une proposition de loi par le Sénat, le
texte retourne à l'Assemblée
nationale pour être amendé. Ce
va-et-vient du texte de loi entre les deux
chambres, jusqu'au vote d'un texte identique, est
appelé « navette parlementaire
».
Si le désaccord
persiste, une commission parlementaire mixte
paritaire est créée, composée
de 7 députés et de 7 sénateurs
afin de régler la question. Un nouveau texte
est alors proposé aux deux chambres. Si
aucun accord ne peut alors être
trouvé, et à la demande du
gouvernement, c'est finalement l'Assemblée
nationale, élue au suffrage universel
direct, qui vote la loi selon les termes de son
choix. Cette procédure est appelée le
pouvoir du dernier mot accordé à
l'Assemblée nationale.
Depuis 1986, les
députés sont élus au suffrage
universel direct avec un scrutin uninominal
majoritaire à deux tours dans chacune des
577 circonscriptions, pour un mandat de cinq ans,
sous réserve de dissolution.
Chaque candidat se présente avec un
suppléant qui prend sa place en cas de
décès ou d'incompatibilité de
fonction, par exemple si le député
est nommé au gouvernement, ou au Conseil
constitutionnel, ou si une mission temporaire
confiée au député par le
gouvernement est prolongée au-delà
d'un délai de six mois.
Comment sont
élus les députés
?
Pour être
élu dès le premier tour, un candidat
doit obtenir
- la majorité absolue,
c'est-à-dire plus de la moitié des
suffrages exprimés,
- et un nombre de suffrages au moins égal au
quart des électeurs inscrits.
Si aucun candidat
n'y parvient, un second tour de scrutin est
organisé. Ne peuvent s'y présenter
que les candidats ayant obtenu au premier tour un
nombre de suffrages au moins égal à
12,5 % des électeurs
inscrits.
Pour être
élu au second tour, la majorité
relative suffit : l'emporte donc le candidat
qui a obtenu le plus grand nombre de
suffrages.
Chaque candidat se
présente avec un suppléant qui prend
sa place en cas de décès ou
d'incompatibilité de fonction, par exemple
si le député est nommé au
gouvernement, ou au Conseil constitutionnel, ou si
une mission temporaire confiée au
député par le gouvernement est
prolongée au-delà d'un délai
de six mois.
Les projets et propositions
de loi sont étudiés, avant tout
examen en séance plénière, par
l'une des six commissions permanentes :
commission des affaires
culturelles, familiales et sociales
commission des affaires
économiques, de l'environnement et du
territoire,
commission des affaires
étrangères,
commission de la
défense nationale et des forces
armées (dite « commission de la
défense »),
commission des finances,
de l'économie générale et
du plan (dite « commission des finances
»),
commission des lois
constitutionnelles, de la législation et
de l'administration générale de la
République (dite « commission des
lois »),
Chaque commission élit
un président qui dispose de pouvoirs
importants dans le champ de compétence de la
Commission, et de un ou plusieurs rapporteurs qui
sont ensuite chargés de « rapporter
», ou de présenter, le texte en
question devant l'Assemblée en séance
plénière.
Comme toutes les institutions
ancrées dans l'histoire, l'Assemblée
possède son jargon et ses expressions
imagées, que le nouvel arrivant se doit de
maîtriser pour se sentir pleinement
adopté.
Artichauts.
Pièces de fer placées en haut des
grilles de l'Assemblée en 1886, pour
empêcher les manifestants d'envahir le Palais
Bourbon.
Baromètre.
Insigne tricolore remis à chaque
député depuis 1876. Cavalier. Se dit d'un amendement
sans rapport direct avec le texte
examiné. Cimetière. Dans
l'hémicycle, tribune
réservée aux anciens
parlementaires. Feuille verte. Document vert
portant l'ordre du jour des séances
à venir tel que fixé en
Conférence des
présidents. Feuilleton. Brochure
éditée chaque jour de
séance pour indiquer l'ordre du
jour de la séance publique, les
réunions des groupes, commissions
et délégations, l'agenda du
président de l'Assemblée
nationale et diverses informations. Guignols. Ainsi surnommées
en raison de leur revêtement de
tissu rouge, les deux loges situées
au-dessus des entrées
latérales de l'hémicycle
accueillent les photographes, les
équipes de télévision
ainsi que les commissaires du
Gouvernement.
Jaune. Document de couleur jaune sur lequel
les députés trouvent le
déroulement prévisionnel de la
séance: textes appelés, ordre des
orateurs inscrits, motions, articles et
amendements... Les indications portées
« peuvent être modifiées en
cours de séance » et
« ne peuvent servir de base à une
quelconque réclamation ». Miséricorde. Petit siège sans
dossier voisin du fauteuil présidentiel, sur
lequel le Secrétaire général
de l'Assemblée prend place pour s'entretenir
avec le Président. Ce terme
d'ébénisterie désigne à
l'origine des sièges amovibles dans les
stalles d'église, permettant aux moines de
se reposer durant les longs offices... Perchoir. Surnom donné au
siège du Président de
l'Assemblée nationale, en raison de sa
position surélevée. Dessiné
par David, le fauteuil présidentiel
était celui de Lucien Bonaparte,
Président du Conseil des Cinq-Cents.
Périmètre
sacré. Expression pour
désigner l'ensemble des
pièces et couloirs voisins de
l'hémicycle dont l'accès,
les jours de séance, est
réservé aux
députés, aux ministres,
à leurs collaborateurs et à
certains fonctionnaires. Piano. Meuble situé dans la
salle des Conférences, non loin de
l'hémicycle, et composé de
casiers nominatifs par lesquels les
députés reçoivent des
messages. Le « piano »
est confié à la garde des
huissiers. Plateau. Plate-forme qui entoure le
« Perchoir » et sur
laquelle prennent place les fonctionnaires
chargés de suivre la
séance. Verre d'eau. Symbole de
l'éloquence parlementaire, le
rafraîchissement est apporté
à la tribune par
« l'huissier verre
d'eau ».
Extrait de :
La Lettre du Palais Bourbon N° 08 - Juin
2007