Jean-Philippe Maurer

Député du Bas-Rhin (2e circonscription)
Conseiller général de Strasbourg 7 (Meinau, Neudorf ouest)

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DOSSIER MINI-MOTOS, QUADS ...

Sommaire

7/2/2008

L'Assemblée Nationale a dit oui

6/2/2008

Les députés durcissent les conditions de vente et d'utilisation

6/2/2008

Unanimité de l'Assemblée pour durcir la loi sur les mini-motos

5/2/2008

Adoption de la proposition de loi par l'Assemblée

30/1/2008

Une importante proposition de loi

27/12/2007

Une action soutenue de la Douane

20/12/2007

Pour une réglementation plus stricte

13/12/2007

L'étau législatif se resserre autour des mini-motos

13/12/2007

L'avis de Mouloud

13/12/2007

Sept propositions...

13/12/2007

Dépèche de l'AFP

14/12/2007

La réponse de CORA

10/12/2007

La réponse de COOP ALSACE

10/12/2007

La réponse d'AUCHAN

29/11/2007

Appel aux vendeurs

04/10/2007

Obstacle aux mini-motos

07/09/2007

Lettre au Secrétaire d'Etat chargé des Transports

Loi sur les mini-motos :
l'Assemblée Nationale a dit oui

Par Myriam Albert le Jeudi 07 février 2008

Sur le blog moto de

7/2/2008

Réunis mardi dernier les députés se sont prononcés à l’unanimité en faveur de la proposition de loi des députés UMP Patrice Calméjane, Gérard Gaudron, Sébastien Huyghe et Jean-Philippe Maurer interdisant la vente de mini-motos aux mineurs ainsi que leur utilisation aux moins de 14 ans, sauf dans le cadre d’une activité encadrée par une association sportive agrée. Le texte, qui doit maintenant être examiné par le Sénat, prévoit également l’encadrement de la commercialisation de ces engins en instaurant notamment une charte de qualité à laquelle devront adhérer les professionnels désireux de vendre ce type de véhicule. Mais si la loi est adoptée, l’interdiction « d’utiliser ou de favoriser l'utilisation de ces véhicules sur des terrains non conformes à ces conditions » pose déjà problème puisqu’elle empêche toute utilisation dans le cadre privé. Autre point, soulevé lui par la FFMC, celui de la revente de mini-motos sur le marché de l’occasion, rendue impossible par cette nouvelle loi. Espérons que les décrets d’application ne tarderont pas à venir, et qu’ils assoupliront un peu le texte de loi.



Mini motos Les députés durcissent
les conditions de vente et d'utilisation

Les députés ont adopté hier à l'unanimité une proposition de loi visant à mieux encadrer la vente et l'usage des mini-motos en France, où ces engins sont interdits mais prolifèrent depuis quelques années sur la voie publique.

Jean-Philippe Maurer, député UMP du BasRhin, a travaillé à l'élaboration de la proposition de loi. Il souhaite que cette proposition commune de I'UMP et au PS aboutisse à un cadre réglementaire plus efficace.

Les minimotos et autres pocket-bikes sont fréquemment à l'origine d'accidents sur la voie publique, où ces engins sont théoriquement interdits.
Photo Denis Sollier

Quelle est la situation aujourd'hui ?

Nous estimons à 50 000 le nombre de mini-motos, mini-quads et autres engins assimilés qui circulent en France aujourd'hui. C'est un marché encore en phase de développement. C'est même devenu un

produit d'appel pour beaucoupd'enseignes. Cela devient un phénomène de masse à cause du faible coût de ces machines, d'où l'intérêt de poser un acte fort dès maintenant afin d'endiguer cette situation un peu absurde puisque ces produits ne sont pas autorisés mais circulent quand même...

Charte de qualité, pratique sportive et confiscation

Notre proposition de loi vise donc à réguler la diffusion et la circulation de ces mini-motos et de les ramener dans un cadre plus approprié, le cadre sportif. Les mini-motos ne sont pas des jouets, ce sont des engins potentiellement dangereux, peu solides et peu maniables, et qui peuvent rouler à très vive allure au regard de leur configuration.

Quelles mesures ont été soumises à l'approbation de l'Assemblée hier ?

Nous présentions hier un cadre législatif plus contraignant basé sur l'interdiction de la vente ou de la cession à titre gratuit de ces engins à des mineurs. De plus, notre proposition de loi proscrit l'usage de ces véhicules par des mineurs de moins de 14 ans. Elle ramène leur utilisation à une pratique sportive encadrée par des associations dûment habilitées et contraint l'utilisateur à l'affiliation à une fédération sportive. Cette proposition de loi oblige également le vendeur à respecter une charte de qualité et l'astreint à un devoir d'information précisant les dangers des mini-motos aux acheteurs. Par ailleurs, l'identité de l'acheteur sera enregistrée et si une infraction est constatée, en cas d'usage sur la voie publique par exemple, le véhicule sera confisqué. Il nous faut également mieux réglementer l'internet où un grand nombre de ces véhicules, majoritairenient en provenance sont vendus en France. Avec ce premier texte présenté à l'Assemblée Nationale, les choses sont lancées. C'est un pas en avant. Il était nécessaire de légiférer pour mieux encadrer l'utilisation de ces véhicules très accidentogènes. Maintenant, on peut s'attendre à ce que le texte soit finalisé et entériné avant la bette saison, période critique sur la route..

De notre bureau parisien
Propos recueillis
par Gulliaume Bureau

6/2/2008



Unanimité de l'Assemblée pour
durcir la loi sur les mini-motos

Les députés ont décidé à l'unanimité, aujourd'hui mardi, à deux jours de la pause pour les municipales, de durcir la législation sur la vente et l'usage des mini-motos, engins interdits sur la voie publique mais à l'origine d'une série d'accidents parfois mortels en France.
En dépit des réserves et critiques des députés socialistes, un vote unanime a été obtenu sur la proposition de loi sur "la commercialisation et l'utilisation de certains engins motorisés".
Le texte, qui reprend des éléments de deux propositions UMP et PS, doit être encore transmis à l'examen du Sénat.
L'ensemble des orateurs -Maxime Gremetz (PCF), Marc Vampa (NC), Patrice Calméjane (UMP), Daniel Goldberg (PS)- ont apporté leur soutien au texte, après d'adoption d'un amendement PS visant à mieux encadrer la location de ces deux-roues.
"A Villiers-le-Bel, Gonesse, Evry, et un peu partout en France, des faits divers tragiques ont fait prendre conscience du caractère particulièrement dangereux des engins de type mini-motos ou mini-quads", rappelle dans son rapport Sébastien Huyghe (UMP).
Disponibles sur le net, parfois même en kit, ces engins sont utilisés à tort comme des jouets, voire comme des moyens de transport, alors qu'ils ne sont pas autorisés sur la voie publique.
Destinées à l'origine à l'apprentissage du cross par les enfants, les mini-motos font l'objet d'une "utilisation dévoyée depuis l'apparition d'une nouvelle génération de mini-motos produites à l'étranger et vendues à bas prix" (à partir de 100 euros), selon le rapporteur.
Le député du Nord, remplacé en séance par Guy Geoffroy (UMP), faisait partie d'un groupe de travail UMP -avec
Jean-Philippe Maurer, Patrice Calméjane et Gérard Gaudron- sur ces mini-motos, dont le nombre est estimé à 40.000 en France.
Selon le rapport, 28 accidents ayant donné lieu à hospitalisation et impliquant des mini-motos ont été enregistrés en 2004 et 2005. 61% des personnes accidentées étaient des enfants de moins de dix ans.
Le texte adopté comporte deux articles. Le premier stipule que les mini-motos "ne peuvent être vendues, cédées ou louées que par les professionnels qui adhèrent à une charte de qualité" et "ne peuvent être vendues, cédées ou louées à titre gratuit à des mineurs".
Le second précise que ces engins "ne peuvent circuler que sur des terrains adaptés à leur pratique" et qu'un mineur de 14 ans ne peut les utiliser "en dehors d'une pratique sportive sur des terrains spécialement destinés à cet usage". Une saisie est prévue en cas d'utilisation illégale.

6/2/2008



mardi 5 février 2008:

ADOPTION A L'UNANIMITE PAR L'ASSEMBLEE NATIONALE DE LA PROPOSITION DE LOI

Accès au texte intégral du débat : cliquez
Mon intervention :
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UNE IMPORTANTE PROPOSITION DE LOI

Deux propositions de lois concernant le danger des mini-motos ont été déposées. respectivement par Mme Elisabeth GUIGOU et par MM.Patrice CALMÉJANE, Gérard GAUDRON, Sébastien HUYGHE et Jean-Philippe MAURER. La Commission des Lois a décidé d'étudier conjointement ces propositions (voir le texte du rapport). Elle a adopté la proposition de loi commune suivante :

TEXTE ADOPTÉ PAR LA COMMISSION
Proposition de loi relative aux conditions de commercialisation et d'utilisation de certains engins motorisés

Article 1er

L'article L. 321-1 du code de la route est complété par un II ainsi rédigé :

" II. - Les véhicules mentionnés au premier alinéa du I dont la réception n'est pas obligatoire et dont la vitesse peut excéder par construction vingt-cinq kilomètres par heure ne peuvent être vendus ou cédés que par les professionnels qui adhèrent à une charte de qualité définie par décret. Ils ne peuvent pas être vendus ou cédés à titre gratuit à des mineurs.
" Est punie d'une contravention de la cinquième classe la vente ou la cession de ces véhicules en violation des dispositions de l'alinéa précédent. "

Article 2

L'article L. 321-1-1 du code de la route est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

" Les véhicules mentionnés au premier alinéa dont la vitesse peut excéder par construction vingt-cinq kilomètres par heure ne peuvent circuler que sur des terrains adaptés à leur pratique, dans des conditions fixées par décret. Le fait d'utiliser ou de favoriser l'utilisation de ces véhicules sur des terrains non conformes à ces conditions est puni d'une contravention de la cinquième classe.
" Est puni d'une contravention de la cinquième classe :
" 1° Le fait, pour un mineur de quatorze ans, d'utiliser un véhicule mentionné au deuxième alinéa en dehors d'une pratique sportive sur des terrains spécialement destinés à cet usage ou dans le cadre d'une association sportive agréée ;
" 2° Le fait de mettre à disposition d'un mineur de quatorze ans, sous les mêmes réserves, à titre onéreux ou gratuit, un tel véhicule. " ;

2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

" En cas de récidive, les articles 132-11 et 132-15 du code pénal sont applicables aux contraventions prévues au présent article. La confiscation du véhicule utilisé pour commettre l'infraction est de plein droit, sauf décision spécialement motivée de la juridiction. "



UNE ACTION SOUTENUE DE LA DOUANE

DIRECTION RÉGIONALE DES DOUANES
ET DROITS INDIRECTS DE STRASBOURG

11, AVENUE DE LA LIBERTÉ B.P. 71004
67070 STRASBOURG CEDEX

Strasbourg, le 27/12/07

Objet : Mini-motos et délinquance liée.
Ref : V/lettre du 05.12.07.

 

Monsieur le Député,

Par lettre citée en référence, vous avez porté à ma connaissance le compte rendu de la réunion qui s'est tenue le 5 décembre 2007 à la préfecture du département de la Seine Saint-Denis, concernant l'usage inconsidéré des mini-motos.

Ainsi que vous avez pu le constater à la lecture du bilan des contrôles effectués par les autorités dans ce même département, mon administration est pleinement associée au dispositif de lutte contre ce phénomène récent.

Pour ce qui concerne ma circonscription, je vous informe qu'une affaire constatée par mes services en 2006 a conduit à la destruction de 20 minis-motos non conformes importées de Chine. L'importateur a, en outre, été sanctionné par une amende douanière.

Une affaire similaire vient d'être constatée par le bureau de douane de Strasbourg et là encore 85 minis-motos non conformes ont été détruites. Une amende douanière sera infligée à l'importateur.

Mon homologue de la direction régionale des douanes de Mulhouse m'a fait connaître que ses services ont constaté cette année deux affaires portant sur des mini-motos non conformes importées de Chine dont l'une (en cours de règlement) concerne 640 engins.

Vous pouvez donc constater que les services douaniers de la région n'ont pas relâché leur attention et qu'ils effectuent les contrôles de conformité nécessaires à l'importation ou a posteriori au siège des sociétés importatrices.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'assurance de ma considération distinguée.

 

Le directeur régional
Marc FRADET



DES PROPOSITIONS POUR UNE RÉGLEMENTATION
PLUS STRICTE

L'utilisation des mini-motos est logiquement interdite sur la route. Entre autres mesures pour limiter les dérives, des députés UMP veulent subordonner leur achat à la prise d'une licence sportive et instaurer un guide des bonnes pratiques.

Un article dans

du 20/12/2007

Un peu partout en France, l'utilisation illégale des mini-motos suscite des réactions. Après avoir planché sur le sujet pendant deux mois, des députés UMP viennent de présenter une série de propositions au gouvernement. Censées permettre d'endiguer le phénomène, elles sont destinées aux vendeurs (magasins, grandes surfaces et sites internet) et aux acheteurs, Les vendeurs auront un devoir d'information des clients : ils devront réellement leur signifier qu'il est interdit d'utiliser une minimoto sur la route. Des logos rappelant l'usage qui peut ou pas en être fait pourraient aussi être apposés sur les engins.

Pour les acheteurs, outre la signature d'une charte de bonne conduite, les députés prônent un age minimum en deçà duquel l'acquisition d'une minimoto ne serait pas permise. Sera-t-il de 14 ans, comme pour les conducteurs de cyclos, de 16 ans, voire plus ? " Notre idée était d'imposer un âge minimum de 18 ans, explique Jean-Philippe Maurer, député du Bas-Rhin. Si l'on peut obliger l'acheteur à une condition d'âge, on aura le début d'une responsabilisation de sa part. C'est au gouvernement de fixer ce seuil. "

Autre proposition : subordonner l'achat de la mini-moto à l'octroi préalable d'une licence sportive. En cas d'utilisation d'une mini-moto sur la route, les députés souhaitent également sa confiscation definitive dès la première infraction, et non pas en cas de récidive, comme il est prévu aujourd'hui. Enfin, un renforcement des normes européennes est demandé, car beaucoup de mini-motos (vendues parfois pour à peine plus de 100 €) sont dangereuses.

Depuis début décembre, des travaux ont débuté dans ce sens, la France souhaitant fixer des critères de puissance de la mini-moto, de poids, de taille et d'âge du conducteur. Reste à savoir quand ces mesures seront appliquées. Pour le secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme, certaines pourraient l'être dès le début de 2008: " Nous sommes à la fin de la première phase, a précisé Luc Chatel, les parlementaires ont fait leurs propositions au gouvernement. Maintenant, on va voir comment on peut avancer. " Et puis, résoudront-elles le vrai problème, qui est celui du comportement de certains utilisateurs? Pour l'instant, difficile de le savoir.

DANS LA GRANDE DISTRIBUTION
UN DEBUT DE PRISE DE CONSCIENCE

Jean-Philippe Maurer, député du Bas-Rhin a envoyé aux grandes surfaces de sa région et à leurs maisons mères un courrier destiné à les sensibiliser aux problèmes posés par la vente des mini-motos. Il en appelle "à leur sens des responsabilités pour renoncer à les vendre au sein de leurs enseignes. Cet appel est d'autant plus significatif que cette période de fêtes de fin d'année à venir suscite bien des achats spontannés." Le directeur du Auchan d'Illkirch lui a répondu. 

Dans une lettre datée du 10 décembre, il indique avoir "pris la décision, il y a maintenant un an, d'arrêter la commercialisation de ce type de produits : mini-bike, mini-motos, mini-motocross équipées d'un moteur thermique... En effet l'information massive de sa non-utilisation sur la voie publique peut ne pas être suffisante, si l'on considère notamment que l'utilisation anormale sur route était raisonnablement prévisible par les professionnel que nous sommes."



Vu dans
13 décembre 2007

L'étau législatif se resserre autour des Mini-motos


DR ; Une mini-moto

Le drame de Villiers-Le-Bel a relancé le travail législatif autour du dossier des mini-motos. Sept propositions, concoctés par quatre députés UMP, ont été dévoilées par Luc Chatel, le secrétaire d'Etat à la consommation. La plupart de ces mesures devraient être appliquées dès le début 2008.

Côté vendeur

Il n'est plus question de condamner les vendeurs de mini-motos comme cela a été le cas en novembre dernier à Melun. Il faut plutôt miser sur "une large information" et instaurer "une charte de bonne conduite", a affirmé Luc Chatel. "Il y aura également un signalement sur les machines rappelant l'interdiction d'utilisation sur la voie publique", a précisé Patrice Calmejane, député de Seine-Saint-Denis.

Le vendeur devra enregistrer l'identité de l'acheteur. "C'est le début de la responsabilisation", a souligné Jean-Philippe Maurer, député du Bas-Rhin. Il devra également vérifier l'âge de l'acheteur. Aujourd'hui, il est possible d'acheter une mini-moto à partir de 14 ans. Mais les députés veulent repousser cette limite à 18 ans. "Au final, c'est au gouvernement de fixer le seuil d'âge", ont-ils affirmé.

Il y aura un meilleur contrôle de la vente de mini-motos sur Internet, où s'échangent une partie des 30.000 à 40.000 machines vendues chaque année en France. Luc Chatel a indiqué qu'une cellule spécialisée de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes traiterait en priorité ce dossier.

Côté utilisateur

En achetant une mini-moto, les jeunes vont obligatoirement devoir acheter une licence pour être affilié à une fédération sportive. "Si un jeune a vraiment besoin de cet engin autant qu'il s'en serve dans un milieu fait pour et qu'il soit encadré", a expliqué Patrice Calmejane.

"Les mini-motos circulant sur la voie publique alors que leur utilisation y est interdite seront confisquées en cas de récidive", a indiqué le ministère de l'Intérieur. Les députés, eux, veulent aller plus loin avec une confiscation "dès la première infraction constatée".

Ils prônent également le renforcement des normes et des contrôles européens. Luc Chatel souhaite y intégrer une adéquation entre quatre nouveaux critères: le poids, la taille et l'âge du conducteur ainsi que la puissance de la machine.

M.A.

20 Minutes.fr, éditions du 13/12/2007
P. W. - ©2007 20 minutes


13/12/2007

Interview

Emission "LA MATINALE"

L'AVIS DE MOULOUD

Pour voir l'interview cliquez ici et sélectionnez l'émission du 13 décembre



Lu dans

Sécurité routière

Sept propositions pour endiguer le danger des minimotos

LES DÉPUTÉS qui travaillent depuis deux mois sur le dossier minimotos, relancé par le drame de Villiers-le-Bel, ont rendu hier soir leurs propositions en présence du secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme, Luc Chatel. La plupart des mesures devraient être appliquée " dés le début 2008 ", après entente interministérielle, a indiqué ce dernier.

1.- Devoir d'information des vendeurs. Plus questions de condamner les vendeurs, comme en novembre dernier à Melun. Le groupe des quatre députés UMP suggère de solliciter les distributeurs pour diffuser une " large information " précisant les dangers des mini-motos. " Il faudrait également un signalement sur les machines rappelant l'interdiction d'utilisation sur la voie publique ", précise Patrice Calmejane, député de Seine-Saint-Denis. Favorable, Luc Chatel souhaite aussi " une charte de bonne conduite à signer par l'acheteur ".

2.- Identité de l'acheteur enregistrée. " C'est le début de la responsabilisation, précise le député du Bas-Rhin, Jean-Philippe Maurer. Et si le propriétaire prête son véhicule, sa responsabilité sera engagée ".

3.- Age minimum pour acheter. Le groupe de travail était favorables à une limite à 18 ans, mais " C'est au gouvernement de fixer le seuil d'âge ", précisent les députés. " Aujourd'hui, on peut acheter un cyclomoteur dès 14 ans, mais ces deux-roues répondent à des normes de sécurité ", rappellent Jean-Philippe Maurer.

4.- Licence sportive obligatoire. " Si un jeune a vraiment besoin de cet engin autant qu'il s'en serve dans un milieu fait pour et qu'il soit encadré, c'est pourquoi nous proposons que l'achat de ces engins soit conditionné par l'affiliation à une fédération sportive ", justifie Patrice Calmejane.

5.- Confiscation obligatoire en cas d'usage sur la voie publique. Hier, le ministère de l'Intérieur a fait savoir que dès 2008, les utilisateurs de minimoto se verront confisquer leur véhicule en cas de récidive. Les députés veulent aller plus loin : " confiscation dès la première infraction constatée ".

6.- Renforcer les normes et contrôles européens. Demandée par les députés, le renforcement des normes va être sollicité " très prochainement " par Luc Chatel qui souhaite y intégrer une adéquation entre quatre critères : " poids, taille et âge du conducteur, et puissance de la machine ".

7.- Internet mieux contrôlé. Sur les quelque 30 à 40 000 machines vendues chaque année en France, beaucoup sont achetées directement en Asie, via Internet. Le secrétaire d'Etat a indiqué qu'une cellule spécialisée de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes travaillait déjà sur le dossier.

Hier soir, la Fédération française des motards en colère, se disait " plutôt satisfaite ", selon son porte-parole, Frédéric Brozdziak.

Daniel Rosenweg

Parution du : 13/12/2007

Dès le début 2008, l'identité de l'acheteur d'une minimoto pourrait être enregistrée. (LP/ANNE-LAURE ABRAHAM)



DEPECHE DE L'A.F.P.
Mini-motos mesures communautaires et législatives "dès début 2008" (Chatel)
12/12/2007 21;O4;36 GMT+O1;O0

Paris, 12 déc 2007 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à a Consommation, Luc Chatel, a souligné mercredi la nécessité de "mieux encadrer" la vente et l'usage des mIni-motos à l'approche de Noël, annonçant des mesures communautaires, législatives et incitatives à ce propos "dès le début 2008",

"Le dossier des mini-motos est emblématique, c'est un sujet compliqué, difficile parce qu'il touche à la sécurité de nos concitoyens. C'est un sujet interministériel", a déclaré M Chatel lors d'un point de presse à l'Assemblée.

Le secrétaire d'Etat participait à a présentation des conclusion du groupe UMP sur ces engins à moteur thermique, Interdits de circulation sur la voie publique et à l'origine de plusieurs accidents graves en France,

"Il y a trois types de mesures à prendre : des mesures d'ordre communautaire, des mesures législatives ou réglementaires, et des mesures incitatives et de bonne pratique", a souligné M. Chatel.

Dans le cadre des travaux de normalisation engagés par l'UE, la France "défendra des critères d'adéquation entre poids, taille, âge et puissance" des mini-motos, a-t-il indiqué, s'engageant à "prendre en main la réalisation d'une norme européenne harmonisée" pour ces ceux roues durant la présidence française de l'UE, au second semestre 2008.

S'agissant du volet législatif, M. Chatel a évoqué l'interdiction de la vente da ces engins "aux plus jeunes consommateurs" et la confiscation des engins circulant illégalement sur la voie publique.

Il a également fait part de l'intérêt du gouvernement pour les mesures Incitatives proposées par le groupe UMP : "charte de bonne conduite" signée par l'acheteur, conditionnement de l'achat à l'affiliation à une association sportive, sensibilisation des distributeurs sur la nécessité de mieux informer les acheteurs sur ces engins, souvent assimilés à des jouets.

Quatre députés UMP - Sébastien Huyghe (Nord), Jean-Philippe Maurer (Bas-Rhin), Patrice Calméjane et Gérard Gaudron (Seine-Saint-Denis) ont été chargés par leur groupe d'étudier les mesures pour mieux encadrer l'usage de ces deux-roues,

sc/jmg/sd


LA REPONSE DE CORA

Mundolsheim, le 14 Décembre 2007

Monsieur le Député,

Suite à votre courrier du 29 Novembre 2007, qui a retenu toute mon attention, je tenais à vous informer qu'en ce qui concerne mon magasin, cela fait bien longtemps que la décision de ne pas vendre de minimotos a été prise.

Je partage tout à fait votre avis.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, le Député, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Le Directeur.,
Michel MOSER


LA REPONSE DE COOP ALSACE

Strasbourg, le 10 décembre 2007

Monsieur le Député,

Je vous remercie pour votre courrier qui a retenu toute notre attention.

Effectivement, la vente de mini--motos a pris des proportions toutes particulières dans le domaine de la sécurité.

Comme tous nos concurrents, en début d'année, nous avons vendu ce type de produits, mais nous avons pris, dès la rentrée, la décision de ne plus approvisionner ces articles.

Il reste ici et là, quelques queues de stock, nous sommes entrain de faire le point afin de pouvoir procéder au retour vers le fournisseur.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de mes sentiments respectueux.

Y.ZEHR
PRESIDENT DIRECTEUR GÉNERAL



LA REPONSE D'AUCHAN

Strasbourg, le 10 décembre 2007

Monsieur le Député.