Activité
parlementaire de 2009 : CLIQUEZ
ICI
Activité parlementaire de 2008 :CLIQUEZ
ICI Activité parlementaire de 2007
: CLIQUEZ
ICI
Question
N° : 95938
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Travail, emploi et
santé
Ministère
attributaire > Travail, emploi et
santé
Rubrique
> formation professionnelle
Tête
d'analyse > formation en
alternance
Analyse
> jeunes.
développement
Question
publiée au JO le : 14/12 /2010 page :
13490
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre du
travail, de l'emploi et de la santé sur
l'emploi des jeunes. Il souhaite développer
de nouveaux outils pour l'emploi des jeunes. Plus
précisément, il souhaite notamment
améliorer le statut des apprentis et inciter
les entreprises à favoriser l'alternance. En
France, seulement 7 % des jeunes ont une formation
en alternance, contre 17 % en Allemagne. La
formation en alternance utilise une
pédagogie spécifique, fondée
sur l'articulation de périodes d'acquisition
de savoir-faire en entreprise et de périodes
de formation théorique dispensés en
centres de formation ou, dans le cadre des contrats
de professionnalisation, par l'entreprise
elle-même si elle dispose d'un service de
formation. La formation en alternance est
organisée autour de deux contrats, le
contrat d'apprentissage dans le cadre de la
formation initiale et, dans le cadre de l'insertion
en alternance, le contrat de professionnalisation.
Chacun de ces contrats est destiné à
un public déterminé avec un objectif
précis. Or, en France, si le jeune suit
souvent des formations scolaires de qualité,
il accède trop tardivement à
l'entreprise, grâce à des stages ou
à des contrats en alternance. De plus, les
entreprises ne proposent pas suffisamment des
contrats d'apprentissage ou des contrats de
professionnalisation. De ce fait, le jeune ne
connaît pas l'entreprise, son fonctionnement,
ses obligations et ses méthodes de
fonctionnement. De ce fait, beaucoup d'employeurs
expriment leurs doutes pour embaucher un jeune qui
manque de pratiques professionnelles et de
qualifications qui correspondent aux vrais besoins
de l'entreprise. Or il apparaît bien que de
suivre conjointement une formation à
l'école et à l'entreprise
démultipliait les chances de trouver un
emploi à l'issue de la formation. Alors que
la France détient le triste record du
chômage chez les moins de vingt-quatre ans,
il souhaiterait connaître les mesures
précises que le Gouvernement compte prendre
pour davantage associer l'entreprise à la
formation des jeunes, et s'il compte
généraliser l'alternance à
tous les niveaux de formations et à
l'ensemble des filières de
formation.
Texte de
la réponse
Question
au gouvernement
Compte rendu intégral (extrait)
Deuxième
séance du mardi 5 octobre 2010
Présidence de M. Bernard
Accoyer
Industrie
automobile
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer, pour le groupe de
lUnion pour un mouvement
populaire.
M. Jean-Philippe
Maurer. Monsieur le ministre chargé de
lindustrie, lindustrie automobile
constitue un pivot fondamental de notre
économie. Deux de nos constructeurs figurent
parmi les onze plus grands du monde ; plus de 150
000 personnes travaillent dans la construction
automobile, sans compter les très nombreux
emplois induits, notamment en Alsace.
Le Mondial de
lautomobile, plus grand salon automobile du
monde, se tient actuellement à Paris. Il
rappelle lattachement très fort des
Français à lautomobile. Le
Mondial 2010 symbolise aussi, dune certaine
manière, la sortie de deux années
très marquées par la crise. Toutes
les inquiétudes ne disparaissent pas pour
autant.
Certes, les
marchés les plus dynamiques sont des
marchés étrangers, et la tentation
des délocalisations dans des pays à
bas coût est toujours plus vive. Mais la
France peut retrouver sa prééminence
mondiale dans ce secteur car, avec ses
constructeurs PSA Peugeot Citroën et Renault,
tout comme avec dautres opérateurs
français, elle a pris une avance
significative dans la construction et
lutilisation de voitures électriques,
vecteur de développement durable. Cest
une opportunité à saisir pour faire
valoir cet avantage comparatif.
La France doit
faire preuve de volontarisme et redoubler
defforts pour que la marque « France
» soit leader sur le marché
international. Notre savoir-faire nest plus
à démontrer, et la vitalité de
nos constructeurs le prouve. Il faut
sattaquer avec courage et
ténacité au marché mondial de
la voiture électrique, qui est en pleine
expansion. Si nous relevons ce défi, les
retombées pour nos entreprises et la
création demplois seront
considérables !
Monsieur le
ministre, face à nos concurrents et à
ce défi commercial pour nos constructeurs,
quentend faire le Gouvernement pour maintenir
en France une industrie automobile forte et
compétitive à travers le monde, au
service de lemploi en France ?
(Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.)
M. le
président. La parole est à M.
Christian Estrosi, ministre chargé de
lindustrie.
M. Christian
Estrosi, ministre chargé de
lindustrie. Monsieur le député,
la France na pas été
épargnée par la crise industrielle,
notamment dans le domaine de lautomobile.
LÉtat a mobilisé 6 milliards
deuros au bénéfice de nos deux
grands constructeurs, qui commencent
dailleurs à rembourser ces sommes par
anticipation : ces annuités profitent aux
caisses de lÉtat. Nous avons
également mis en place la prime à la
casse, dont nous avons organisé la
réduction progressive jusquau 31
décembre prochain.
Le résultat,
cest quen 2009 nous avons
enregistré les ventes automobiles les plus
fortes depuis 1993 ; au neuvième mois de
lannée 2010, les ventes ont crû
de 0,8 % par rapport à la même
période en 2009 alors quelles
ont diminué de 3,5 % en moyenne en Europe,
et de 28 % en Allemagne.
Au même
moment, répondant aux attentes
Président de la République et du
Premier ministre, nos constructeurs ont
présenté une gamme de haute
technologie, innovante et particulièrement
diversifiée avec
lélectrique, lhybride, le
décarboné, les stop-and-start
et démontré que nous sommes à
la hauteur de lenjeu.
Cest aussi un
pari gagné pour la fabrication
française. Jinstallerai tout à
lheure au Mondial la stratégie de
filière qui met en place un donnant-donnant
entre les donneurs dordre et les
sous-traitants. On respectera enfin les
règles du « fabriqué en France
» : une voiture française
destinée au marché français
doit être produite en France ; cest
vrai aussi pour lensemble des composants qui
équipent nos véhicules.
Oui, la Zoé
à Flins, la Kangoo Z.E. à Maubeuge,
la 3008 à Sochaux et à Mulhouse, la
DS3 et la DS4 à Poissy sont des
réalités. Nous nous sommes battus
pour le « fabriqué en France ». Je
lavais annoncé il y a un an :
cest aujourdhui un pari gagné !
(Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.)
M. Maxime
Gremetz. Personne ny croit !
Intervention
en séance
Compte rendu intégral (extrait)
Deuxième
séance du mardi 28 septembre 2010
Présidence de Mme Catherine Vautrin,
vice-présidente
Mme la
présidente. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer.
M. Jean-Philippe
Maurer. Madame la présidente, monsieur
le ministre, mes chers collègues, la
recherche d'une immigration régulée,
européenne et soutenable inspire ce texte.
C'est pourquoi il ne faut pas craindre d'aborder
les questions de l'immigration, de
l'intégration et de la nationalité :
elles sont importantes pour l'avenir de notre
pays.
Il ne faut pas
craindre les harangues de l'opposition - nous ne
risquons rien pour l'instant ! -, car celle-ci ne
peut se prévaloir ni d'avoir trouvé
la solution ni d'avoir installé un
système équilibré,
cohérent et durable.
Il ne faut pas
craindre les démagogues qui mettent tant
d'acharnement à refuser à la France
la possibilité de célébrer et
promouvoir son identité nationale alors
qu'ils sont exaltés par toutes les autres
identités, sauf la nôtre.
M. Lionnel
Luca. C'est scandaleux !
M. Jean-Philippe
Maurer. Le meilleur des mondes, dans l'esprit
de nos détracteurs, de nos moralistes, est
celui d'une France où la Marseillaise n'a
jamais été conspuée, en
France, par de jeunes Français, lors de
rencontres internationales de football ; où
le drapeau français n'a jamais
été brûlé, en France,
lors d'événements sportifs pour
être remplacé par d'autres drapeaux
sur des édifices publics ; où le
drapeau français n'est jamais
contesté dans certaines mairies, en France,
lors de mariages civils, et je pourrais continuer
longtemps encore cette
énumération.
Hélas, quand
les formalités administratives priment sur
l'engagement d'une nation, dans une nation, la
France ne peut aller bien.
Que n'a t'on
entendu ! La Marseillaise dérange ?
Supprimons-là !
La
visibilité républicaine dans nos
quartiers et communes indispose ?
Retirons-là !
Le drapeau
tricolore provoque ? Enlevons-le !
Un adjoint au maire
socialiste de Strasbourg, lors d'une
cérémonie de vux dans son
quartier, a même déclaré
publiquement que le respect des couleurs nationales
relevait du fétichisme, sans que le maire PS
ne trouve rien à redire.
M. Lionnel
Luca. C'est scandaleux !
M. Jean-Philippe
Maurer. Nous ne partageons pas cette vision du
renoncement français, de notre patrie, de
notre nation, dans laquelle l'opposition voudrait
nous entraîner, car ses visions
internationalistes - la première, la
deuxième, la troisième, la
quatrième, en attendant la
cinquième - ont formaté sa
pensée et génèrent un
réflexe pavlovien de répulsion
vis-à-vis de nos idéaux
patriotiques.
Ce que vous ne
voulez pas, ce que vous ne pouvez pas comprendre,
c'est que ces idéaux sont le ciment, le
mortier qui tient entre elles les briques qui
construisent notre maison commune, la France
!
Vous
répondez sur le manque d'adhésion
à nos valeurs patriotiques, alors que vous
faites tout pour les étouffer, tout en vous
étonnant dans vos communes des
difficultés que vous rencontrez.
Le chômage a
bon dos. L'urbanisme et la sociologie ne sont pas
l'alpha et l'oméga de la pensée, mais
là aussi votre idéologie de lutte des
classes vous empêche de croire que la
richesse ou l'infortune peuvent néanmoins
fédérer tous les êtres dans et
pour un même pays, la France. Nous y sommes
tellement attachés que nous voulons le
mettre en partage, avec toute la solennité
requise pour valoriser l'entrée dans la
nationalité française.
Immigration,
intégration, nationalité,
voilà un triptyque cohérent pour un
État, pour un pays qui entend décider
de son avenir, plutôt que de le
subir.
Mais il me semble
aussi important, monsieur le ministre, de ne pas
s'acharner sur quelques dispositions comme
l'extension du champ de déchéance de
la nationalité française alors que,
dans le même temps, l'entrée dans
cette même nationalité se faisait
quasiment sans le savoir, ni même le demander
- je pense notamment aux jeunes.
M. Lionnel
Luca. Très juste !
M. Jean-Philippe
Maurer. Attention aussi aux déclarations
estivales intempestives qui donnent à
croire, à tort probablement, qu'il faudrait
rattraper en deux mois ce qui n'aurait pas
été fait auparavant !
Républicain oui, publicain non !
Il faut s'employer
sans tarder à rétablir une geste
commune, fédératrice, et ne pas
attendre d'hypothétiques succès de
l'équipe de France de football pour
retrouver une liesse, bleu, blanc, rouge, black,
blanc, beur.
Éveillons
les jeunes générations à notre
pays ! Nos préfectures devraient avoir le
rôle éminent de pivot de cette
valorisation de l'entrée dans la
nationalité par la remise de la
Constitution, du drapeau tricolore et par la
prestation de serment, parce que la France le
mérite bien !
En effet, les
procédures administratives ne remplaceront
pas la mise en oeuvre du destin collectif d'une
France qui redonne de la vitalité à
ses symboles républicains, expression d'un
pays qui ne se réfugie pas dans la culture
de l'excuse, mais qui entreprend de rétablir
son élan patriotique mis à mal par
trop de manoeuvres pour reléguer la France
au rang de simple entité
administrative.
D'ailleurs, madame
la présidente, je reste convaincu de la
nécessité de donner l'exemple.
Pourquoi, au début de la session ordinaire
de notre assemblée, tous les
députés n'entonneraient-ils pas la
Marseillaise dans l'hémicycle, pour lui
donner encore plus d'écho ?
Mme
Françoise Hostalier. Très bien
!
M. Jean-Philippe
Maurer. Enfin, à ceux de l'opposition
que le mot " nation " dérange, je
rappellerai que nous siégeons bien à
l'Assemblée nationale, et non à
l'Assemblée populaire, voire à
l'Assemblée générale.
Jusqu'à preuve du contraire, cela ne les
dérange pas ! (Applaudissements sur les
bancs du groupe UMP.)
Question
N° : 89441
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> politique sociale
Tête
d'analyse > lutte contre
l'exclusion
Analyse
> ateliers et chantiers d'insertion.
perspectives
Question
publiée au JO le : 28/09/2010 page :
10515 Réponse publiée au JO le :
11/01/2011 page : 303 Date de changement d'attribution :
14/11/2010
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur le risque encouru par les structures
conventionnées par l'État au titre
des ateliers et chantiers d'insertion du fait de
l'évolution de la réglementation des
transports. Cette réglementation tend, en
effet, à interdire aux ACI de poursuivre
toute action incluant des activités de
transport pour autrui. Or, si le transport est
considéré « pour compte d'autrui
», l'exercice de l'activité est alors
réglementé et nécessite une
double inscription du transporteur au registre du
commerce et des sociétés et au
registre des transporteurs publics routiers de
marchandises. Les structures porteuses d'ACI de
statut associatif, n'ayant pas la qualité de
commerçant, ne peuvent être inscrites
au registre du commerce. Alors que près de
20 % des structures supports d'ACI
développent des activités d'insertion
qui nécessitent la réalisation de
transports, l'évolution de la
réglementation ne leur permet pas
d'être autorisées à
développer ces activités. Celles-ci
sont, cependant, des activités support
d'insertion qui s'inscrivent majoritairement dans
le champ des métiers verts, en lien au
recyclage, à la collecte des déchets,
au service aux populations... D'après les
associations, près de 15 000 salariés
en parcours d'insertion ne pourraient plus
être accueillis dans les structures
associatives conventionnées par
l'État si la réglementation venait
à être intégralement
appliquée. Il souhaite donc connaître
son analyse et, le cas échéant, les
mesures qu'il compte prendre pour éviter des
conséquences fâcheuses pour les ACI
et, partant, pour les salariées en parcours
d'insertion.
Texte de
la réponse
La
réglementation des transports publics,
appelés aussi transports pour compte
d'autrui, s'applique à toute entreprise
exécutant un contrat de transport,
c'est-à-dire un contrat dont l'objet
principal est le transport de marchandises. Elle
s'applique également dans le cas d'un
contrat global comportant plusieurs prestations
indépendantes (tri, valorisation et
transports de déchets et une uniquement de
transport). Un tel contrat implique que la
réalisation de la seule prestation de
transport doit être effectuée par une
entreprise inscrite au registre des transporteurs,
même si la prestation de transport est
très minoritaire par rapport au chiffre
d'affaires réalisé du fait des autres
prestations. Cependant, lorsque l'objet principal
de la prestation à effectuer est la
valorisation des marchandises - tri de
déchets, transformation, réparation,
travail à façon ou vente - et que le
transport est nécessaire mais accessoire
à l'exécution du contrat, le contrat
n'est pas un contrat de transport mais un contrat
d'entreprise. L'entreprise effectue, dans ce cas,
du transport pour compte propre, activité
non réglementée et ne
nécessitant pas d'inscription au registre
des transporteurs. Dans ce cas, lorsque qu'un
contrat global porte, par exemple, sur le
transport, le tri, l'élimination ou la
valorisation de déchets et que l'entreprise
titulaire du contrat est responsable de la
totalité de ces prestations, le fait que,
lors de son exécution, elle sous-traite la
partie tri, élimination ou valorisation des
déchets pour n'assurer elle-même que
la partie transport ne dénature pas le
caractère de compte propre des transports
effectués, dès lors qu'elle assume la
responsabilité de l'ensemble de
l'opération. Les associations qui
procèdent de la sorte peuvent ainsi
exécuter des contrats d'entreprise sans
être inscrites au registre des transporteurs.
Tel pourrait être le cas des ateliers et
chantiers d'insertion. Par ailleurs, une autre
solution peut être mise en oeuvre par les
associations, la création d'une filiale
inscrite au registre du commerce et des
sociétés et au registre des
transporteurs. Les transports assurés, par
le biais de leurs filiales, par ces associations
peuvent ainsi être effectués dans des
conditions de concurrence loyale entre des
entreprises soumises à des exigences
réglementaires égales.
Question
N° : 86461
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
publiée au JO le : 17/08/2010 page :
8992 Réponse publiée au JO le :
23/11/2010 page : 13003
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur le contenu du
dossier-guide remis aux femmes enceintes lors des
consultations d'interruption volontaire de
grossesse, en application de l'article L. 2212-3,
alinéa 2, du code de la santé
publique. L'article L. 162-3 du code de
santé publique issu de la loi n° 75-17
du 17 janvier 1975 relative à l'interruption
volontaire de la grossesse en fixait
précisément le contenu notamment sur
l'obligation d'inscrire dans le dossier-guide
obligatoirement remis aux intéressées
« l'énumération des droits,
aides et avantages garantis par la loi aux
familles, aux mères, célibataires ou
non, et à leurs enfants, ainsi que des
possibilités offertes par l'adoption d'un
enfant à naître », ainsi que
« la liste et les adresses des organismes
visés à l'article L. 162-4 ». Or
la rédaction de l'article L. 2212-3 du code
de la santé publique, issue de l'article 4
de la loi du 4 juillet 2001, ne prévoit plus
que le détail de ces aides doive figurer
dans le dossier-guide remis par le médecin
à la femme enceinte, ce qui a contrario
n'interdit pas d'insérer ces
éléments d'information utiles
à la prise de décision finale. Par
conséquent, il lui demande de bien vouloir
lui préciser si elle envisage de demander
aux agences régionales de santé, qui
assurent la réalisation et la diffusion des
dossiers-guides destinés aux
médecins, d'introduire ces
éléments.
Texte de
la réponse
L'article L.
2212-3 du code de la santé publique
précise la nature des informations contenues
dans le dossier guide remis à toute femme
souhaitant recourir à une interruption
volontaire de grossesse (IVG). Le
législateur a souhaité, dans le cadre
de l'adoption de la loi n° 2001-588 du 4
juillet 2001 relative à l'IVG et à la
contraception, actualiser les dispositions
prévues antérieurement par le code de
la santé publique au sujet de ce document,
en supprimant de son contenu «
rémunération des droits aides et
avantages garantis par la loi aux familles, aux
mères et aux célibataires ou non, et
à leurs enfants, ainsi que les
possibilités offertes par l'adoption d'un
enfant à naître ». Il
apparaîtrait contraire à la
volonté du législateur de revenir
à une rédaction du dossier-guide ne
respectant pas les dispositions introduites par la
loi du 4 juillet 2001. Il semble
préférable de tout mettre en oeuvre
pour éviter aux femmes d'être
placées dans une situation où elles
estiment avoir à se prononcer sur l'issue
d'une grossesse qu'elles n'ont pas prévue.
Ainsi, le renforcement de la politique de
prévention des grossesses non
désirées a-t-il été
privilégié depuis plusieurs
années. Des efforts sont entrepris pour
améliorer l'offre contraceptive. Par
exemple, la publication récente de
l'arrêté inscrivant une pilule
contraceptive de troisième
génération sur la liste des
médicaments remboursables a ouvert la
perspective d'un meilleur accès aux
contraceptifs de troisième
génération, largement prescrits. Par
ailleurs, des discussions sont menées pour
obtenir le remboursement de nouvelles formes de
contraception, telles que le patch et l'anneau,
parfois mieux adaptées au mode de vie de
certaines femmes. Enfin, de nouveaux professionnels
ont été associés à
l'effort de prévention par la loi n°
209-2009 du 21 juillet 2009 portant réforme
de l'hôpital et relative aux patients,
à la santé et aux territoires. Ainsi,
les sages-femmes peuvent désormais prescrire
toute méthode contraceptive, en dehors de
situations pathologiques, les infirmières
peuvent renouveler pour une période de six
mois une prescription de contraceptifs oraux et les
pharmaciens sont autorisés à
dispenser, sur présentation d'une ordonnance
périmée datant de moins d'un an,
prescrivant des contraceptifs oraux, les
médicaments nécessaires à la
poursuite du traitement pour une période non
renouvelable de six mois.
Question
N° : 85938
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
publiée au JO le : 3/08/2010 page :
8486 Réponse publiée au JO le :
05/10/2010 page : 10996
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur la nécessité de rendre
obligatoire les vêtements
réfléchissants pour les jeunes de 14
à 16 ans circulant sur 2 roues
motorisées. En effet, si l'article R. 211-2
du code de la route précise que « tout
conducteur de cyclomoteur doit être
âgé d'au moins quatorze ans » et
que « tout conducteur de cyclomoteur doit
être titulaire soit du brevet de
sécurité routière ou d'un
titre reconnu équivalent
délivré par un État membre de
l'Union européenne ou un autre État
partie à l'accord sur l'espace
économique européen » , il
semble que de 14 à 16 ans les jeunes n'aient
pas une conscience aiguë des risques mortels
de la conduite, sans compter sur les comportements
liées aux conduites ordaliques. Aussi,
souhaiterait-il connaître sa position sur le
fait de rendre obligatoire les vêtements
réfléchissants pour les jeunes de 14
à 16 ans circulant sur 2 roues
motorisées que ce soit en milieu urbain ou
rural afin de rendre le conducteur plus visible aux
autres usagers de la route et ce afin de
réduire le nombre d'accidents et de morts
sur les routes.
Texte de
la réponse
e comité
interministériel de la
sécurité routière (CISR) du 18
février 2010 a confirmé l'importance
de la lutte contre l'insécurité
routière en direction des usagers de deux
roues motorisées, et notamment des jeunes
cyclomotoristes. Au travers de différentes
mesures, il a souhaité agir sur
l'amélioration de leur
sécurité. Pour garantir un parc
roulant respectant les normes de
sécurité, le CISR a rendu obligatoire
le contrôle technique des 50 cm³, de
façon à vérifier
périodiquement si ces derniers respectent
bien la règle des 45 km/h. Premier
accès à la mobilité
motorisée des mineurs, les cyclomoteurs ne
présentent pas les garanties de
sécurité suffisantes lorsqu'ils sont
débridés. Il a également
décidé de créer, dans le code
de la route, une infraction spécifique punie
d'une amende de 135 pour les conducteurs de
cyclomoteur débridé et de renforcer
les contrôles, tout en s'engageant à
développer une campagne de communication sur
les risques encourus par les utilisateurs de
véhicules débridés. Le CISR a
aussi prévu d'étendre aux
cyclomoteurs l'expertise prévue par le code
de la route en cas d'accident grave. Le groupe de
travail « équipement » de la
concertation nationale pour la
sécurité des deux roues
motorisées rassemble
régulièrement, depuis juin 2009,
usagers, professionnels, associations de victimes,
services de l'État et collectivités,
pour débattre des dispositifs visant
à améliorer la sécurité
et la détectabilité des usagers de
deux roues motorisées. La proposition
d'obligation du port de vêtements
réfléchissants pour les jeunes
usagers de deux roues motorisées, de 14
à 16 ans, lui sera soumise pour
avis.
Question
N° : 85932
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> sécurité
routière
Tête
d'analyse > BSR
Analyse
> titulaires. statistiques
Question
publiée au JO le : 3/08/2010 page :
8485 Réponse publiée au JO le :
23/11/2010 page : 13027
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur le nombre de procès-verbaux
pour absence de brevet de sécurité
routière (BSR) délivré depuis
2004. En effet, obligatoire depuis janvier 2004
pour circuler en 2 ou 4 roues motorisées
pour toutes les personnes nées après
le 1er janvier 1988, le BSR sanctionne la partie
pratique de la conduite du véhicule 2 roues
motorisées, faisant suite à la
formation théorique donnée par
l'attestation scolaire de sécurité
routière 1 (ASSR). Aussi, serait-il
intéressant de connaître le nombre
d'infractions, et son évolution depuis 2004,
à cette obligation de posséder le
BSR, sachant, en plus, que l'absence de BSR ne
permet pas de contracter une assurance obligatoire
pour ces 2 roues.
Texte de
la réponse
Les statistiques
de l'Observatoire national interministériel
de sécurité routière (ONISR)
enregistrent chaque année le pourcentage de
conducteurs impliqués dans un accident
corporel présentant un défaut
d'assurance. Pour l'année 2009, s'agissant
des cyclomoteurs, véhicules pour lesquels le
conducteur doit être titulaire du BSR s'il
est né à compter du 1er janvier 1988,
il est constaté une conduite sans assurance
dans 6,1 % des cas. Cette proportion était
de 4,3 % en 2004. Il n'existe pas de statistique
concernant spécifiquement l'infraction
à l'obligation de posséder le BSR.
Pour autant, il est possible de corréler les
statistiques de défaut d'assurance et celles
de défaut d'autorisation de conduire (qu'il
s'agisse d'un permis ou d'un brevet comme le BSR).
Le défaut d'autorisation de conduire
bloquant la possibilité de souscrire une
assurance, les chiffres de conducteurs sans permis
de conduire sont vraisemblablement très
proches des chiffres de conducteurs sans
assurance.
Question
N° : 85931
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> sécurité
routière
Tête
d'analyse > BSR
Analyse
> titulaires. statistiques
Question
publiée au JO le : 3/08/2010 page :
8485 Réponse publiée au JO le :
08/03/2011 page : 2246 Date de changement d'attribution :
08/03/2011
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur le brevet de sécurité
routière (BSR). Obligatoire depuis janvier
2004 pour circuler en 2 ou 4 roues
motorisées pour toutes les personnes
nées après le 1er janvier 1988, il
est une étape importante du « continuum
éducatif » qui permet à tous les
usagers de la route, du plus jeune âge
jusqu'à la fin de la vie, d'avoir une
perception accrue des enjeux et des
réalités de la sécurité
routière. Aussi, aimerait-il connaître
le nombre de personnes et,
précisément de jeunes, qui sont
titulaires du BSR.
Texte de
la réponse
Contrairement au
permis de conduire, le BSR est une attestation
directement délivrée par les
écoles de conduite, sans formalité
préfectorale. Par conséquent,
l'administration ne dispose du nombre de BSR
délivrés chaque année que par
la remontée des données par les 6 400
auto-écoles agréées pour
délivrer le BSR. Sur cette base, le nombre
de BSR délivrés annuellement, sur les
cinq dernières années, est
estimé à environ 130 000 en moyenne
annuelle.
Question
N° : 85930
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> sécurité
routière
Tête
d'analyse > BSR
Analyse
> titulaires. statistiques
Question
publiée au JO le : 3/08/2010 page :
8485 Réponse publiée au JO le :
23/11/2010 page : 13027
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur les accidents de la route des jeunes
de 14 à 18 ans. En effet, d'après les
chiffres de 2008, il y a eu 193 tués, 8 550
blessés. L'accès à la conduite
du cyclomoteur, premier engin motorisé
autorisé, fait croître de
manière démesurée le nombre
d'accidents. Dans cette tranche d'âge 37 %
des tués et 60 % des blessés de 14
à 17 ans circulaient en cyclomoteur.
Dès 14 ans, la courbe des accidents de
cyclomoteurs débute très haut pour
atteindre son pic à 16/17 ans et redescendre
après 18 ans. Pour combattre et
réduire ces chiffres, plusieurs mesures ont
été prises notamment dans le domaine
de la prévention. Ainsi, le fait de rendre
obligatoire de brevet de sécurité
routière (BSR). Il aimerait savoir si
l'introduction du BSR a infléchi les
chiffres des accidents et en parallèle, il
aimerait savoir si les accidents concernent plus
les personnes qui roulent sans être
titulaires du BSR.
Texte de
la réponse
Le brevet de
sécurité routière (BSR),
exigé depuis 1996 pour conduire un
cyclomoteur entre quatorze et seize ans, est devenu
obligatoire, depuis le 1er janvier 2004, pour
conduire un cyclomoteur au-delà de seize
ans. Cette mesure concerne uniquement les jeunes
nés à compter du 1er janvier 1988,
non titulaires du permis de conduire. Le BSR n'est
pas une catégorie du permis de conduire. Il
s'agit d'un titre de circulation
délivré, après une formation
de 5 heures, par le responsable d'une école
de conduite ou d'une association
agréée au titre des articles L. 213-1
ou L. 213-7 du code de la route. En créant
le brevet de sécurité
routière, le Gouvernement a souhaité
éduquer le plus tôt possible les
jeunes conducteurs et agir sur leur comportement,
pour qu'ils puissent progressivement prendre en
mains leur cyclomoteur avec l'aide d'un enseignant
de la conduite. S'agissant des statistiques
d'accidentologie en la matière, en 1995,
année précédant la mise en
place du BSR, les accidents impliquant des
conducteurs de cyclomoteurs ont provoqué 471
tués et 21 487 blessés. En 2008, pour
ces mêmes usagers, ces chiffres
s'élevaient à 313 tués et 15
310 blessés, soit des baisses respectives de
33 % et 29 % sur cette période, confirmant
les effets positifs du BSR. En revanche, il
n'existe pas de statistique permettant de comparer
les victimes d'accidents titulaires ou non du BSR.
En effet, cette observation ne s'avérerait
que peu pertinente car elle conduirait à
opposer deux tranches d'âge (usagers
nés avant et après le 1er janvier
1988) qui ne présentent pas le même
niveau d'exposition au risque routier. Les usagers
de cyclomoteurs nés après le 1er
janvier 1988, donc âgés aujourd'hui de
moins de vingt-deux ans, constituent
intrinsèquement une population
présentant une plus grande propension
à prendre des risques sur la route et donc
davantage sujette aux accidents. Il convient enfin
de rappeler que le fait de conduire un cyclomoteur
sans être titulaire du BSR est puni de
l'amende prévue pour les contraventions de
la 2e classe et l'immobilisation du véhicule
peut être prescrite (art. R. 211-2 du code de
la route).
Question
N° : 85929
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> sécurité
routière
Tête
d'analyse > BSR
Analyse
> financement
Question
publiée au JO le : 3/08/2010 page :
8485 Réponse publiée au JO le :
28/09/2010 page : 10649
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur la possibilité de mettre en
place une « bourse au brevet de
sécurité routière (BSR) »
sur le modèle de la « bourse au permis
de conduire ». Le secrétaire
d'État chargé des transports et le
président de l'association des maires de
France ont signé une charte en
décembre 2007 qui lançait
l'opération «bourse au permis de
conduire». Il s'agissait de favoriser
l'accès des jeunes au permis de conduire,
notamment de ceux pour lesquels sa
préparation représente un coût
très élevé et qui ne disposent
pas de ressources personnelles ou familiales
suffisantes pour passer le permis de conduire,
constitue un véritable enjeu pour les
pouvoirs publics. Certaines collectivités
locales se sont mobilisées pour mettre en
place le dispositif de la «Bourse au permis de
conduire». Il s'adresse plus
particulièrement aux jeunes
âgés de 18 à 25 ans. Or, dans
le cadre de la prévention nécessaire
pour réduire le nombre d'accidentés
et de morts sur la route, il ne serait pas
illogique d'élargir ce dispositif au
financement du BSR qui concerne les jeunes de 14
à 18 ans. Si la partie pratique peut
être gratuite à travers l'attestation
scolaire de sécurité routière
1 (ASSR 1) délivrée, notamment, par
les établissements scolaires, ce n'est pas
le cas du BSR délivré de son
côté principalement dans les
auto-écoles agréées. Le
coût de cette formation pratique se monte
à environ 150 euros, ce qui peut
représenter un coût certain pour les
familles ne disposant pas de ressources
suffisantes. Il est aussi important de noter que la
spécificité du dispositif de «
bourse au permis de conduire » réside
dans l'obligation d'une contrepartie
demandée au jeune. En effet, celui-ci doit
s'engager à respecter un certain nombre
d'obligations parmi lesquelles la
réalisation d'une activité à
caractère social ou humanitaire d'une
durée variable. Ce nouveau dispositif
permettrait donc une approche globale de
socialisation et de responsabilisation de
l'adolescent. Il aimerait donc avoir son avis et,
le cas échéant, connaître ses
projets pour la mise en place d'une « bourse
au BSR ».
Texte de
la réponse
Dans le domaine
de l'aide au financement des formations à la
conduite, l'effort des pouvoirs publics porte
principalement sur l'accès à la
formation à la conduite des véhicules
de la catégorie B en vue de l'obtention de
cette catégorie de permis. Compte tenu de
l'importance croissante du rôle social du
permis de conduire en termes d'insertion et
d'accès à l'emploi, cet engagement a
pour but de favoriser l'accès au permis de
conduire pour les jeunes les plus en
difficulté sur le plan financier. Cet effort
s'est d'ailleurs amplifié avec les nouvelles
mesures d'aide au financement retenues dans le
cadre de la réforme de l'apprentissage de la
conduite et du permis de conduire issue du
comité interministériel de la
sécurité routière (CISR) du 13
janvier 2009. Ainsi, dans le cadre du dispositif du
« permis à un euro par jour »
permettant aux jeunes de 16 à 25 ans
d'étaler le coût de la formation
grâce à un prêt à taux
zéro dont les intérêts sont
pris en charge par l'État, il a
été décidé que le Fonds
de cohésion sociale prenne en charge,
à partir de 2010, la caution de ce
prêt pour les jeunes exclus du système
bancaire et inscrits dans une démarche de
formation ou d'accès à l'emploi. En
outre, une aide directe (participation au
coût de la formation au permis de conduire)
est actuellement mise en place pour les
bénéficiaires du RSA et les
demandeurs d'emploi, dans le cadre d'un partenariat
avec Pôle emploi. S'agissant du financement
du brevet de sécurité routière
(BSR), il n'existe pas, en effet, de dispositif
national d'aides. En revanche, de telles aides
peuvent être mises en place au niveau local.
Il est notamment possible, pour les
collectivités territoriales,
d'étendre le dispositif de la bourse au
permis à la préparation du BSR. En
outre, des conseils généraux ont pris
l'initiative d'attribuer une aide directe. À
titre d'exemple, pour le financement du BSR, le
département de l'Eure fournit une somme
pouvant atteindre 75 EUR en fonction des ressources
du foyer. Le département de l'Essonne
propose également un dispositif assez
proche. Enfin, des organismes de formation
professionnelle proposent aussi des aides au
financement du BSR qui peuvent par exemple prendre
en charge 50 % du coût de cette formation
pour leurs apprentis.
Question
N° : 83942
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Logement et
urbanisme
Ministère
attributaire > Logement et
urbanisme
Rubrique
> logement
Tête
d'analyse > accession à la
propriété
Analyse
> pass foncier. statistiques
Question
publiée au JO le : 13/07/2010 page :
7797
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur la loi n° 2008-491 du 26 mai
2008 relative aux conditions de commercialisation
et d'utilisation de certains engins
motorisés publiée au Jornal Officiel
du 27 mai 2008. Ce texe faisait suite à
la proposition de loi relative aux conditions de
commercialisation et d'utilisation de certains
engins motorisés, présentée
par les députés Patrice
Calméjane, Gérard Gaudron,
Sébastien Huygues et lui-même. Ce
texte avait pour objectif de répondre aux
nuisances engendrées par des engins
motorisés, et qualifiés soit de
jouets soit de machines domestiques, alors que les
lieux de circulation sont publics. La loi
pose, en effet, des limites en précisant les
obligations qui s'imposent aux vendeurs et aux
acheteurs et en donnant de nouveaux outils à
la police. Il aimerait, deux ans après
le vote de cette loi, connaître comment
évolue la situation sur le terrain et s'il y
nen a, les difficultés déapplication
de ce texte.
Texte de
la réponse
Question
N° : 83941
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Logement et
urbanisme
Ministère
attributaire > Logement
Rubrique
> logement
Tête
d'analyse > accession à la
propriété
Analyse
> pass foncier. financement
Question
publiée au JO le : 13/07/2010 page :
7797 Réponse publiée au JO le :
01/03/2011 page : 2044 Date de changement d'attribution :
14/11/2010
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé du
logement et de l'urbanisme sur le dispositif pass
foncier. Ce dispositif destiné aux
primo-accédants de leur résidence
principale dans le neuf doit favoriser l'accession
sociale à la propriété des
ménages à revenus modestes en
étalant le remboursement et en
sécurisant leur projet. Ainsi, une
convention entre l'État, action logement et
la Caisse des dépôts et des
consignations fixait à 20 000 le nombre de
pass foncier par an entre le 1er janvier 2007 et le
31 décembre 2010. Or, dans le cadre du plan
de relance, il a été proposé
de mettre à disposition des
primo-accédants 30 000 pass foncier pour le
31 décembre 2010. Il semblerait pourtant que
les professionnels n'arrivent pas à
atteindre ce chiffre car l'enveloppe
financière dont dispose les CIL serait
insuffisante pour satisfaire les demandes. La
solution proposée est de réduire de
20 000 € les aides par projets pour arriver
à 30 000 pass foncier. Cette baisse risque
cependant de mettre en cause le montage financier
de nombre de projets. Il aimerait donc
connaître les mesures qu'il compte prendre
pour éviter que cette baisse substantielle
de la subvention n'amène une baisse des
constructions prévues.
Texte de
la réponse
Le pass-foncier
est un dispositif de soutien aux ménages
modestes désireux d'accéder à
la propriété, qui articule des aides
d'action logement - ex « 1 % Logement » -
(1 MdEUR de prêt à long terme), de
l'État (TVA à taux réduit et
prêt à 0 % majoré) et des
collectivités locales. Il permet
d'acquérir le terrain après la
construction du logement. Dans le cadre du plan de
relance, le Président de la
République a fixé un objectif de
réalisation de 30 000 pass-foncier pour les
deux années 2009-2010. le pass-foncier
étant très solvabilisateur
(l'avantage pouvait atteindre 60 000 EUR selon les
zones), il a suscité un réel
engouement et le rythme élevé de la
consommation des crédits d'action logement
jusqu'au début de l'année 2010 a
reflété ce succès. En
dépassant les prévisions initiales,
certains collecteurs ont donc dû ralentir la
distribution du Pass-foncier, provoquant dans
certaines régions des situations de blocage
sur des dossiers éligibles au dispositif.
Cette situation étant préjudiciable
aux ménages primo-accédants, comme au
secteur de la construction, dans l'attente de
l'effet de croissance que doit constituer en 2011
la réforme de l'accession à la
propriété, le Gouvernement, en accord
avec action logement, a décidé de
créer les conditions d'une sortie
progressive du dispositif, à l'instar
d'autres mesures du plan de relance, ceci afin de
permettre au plus grand nombre de ménages de
profiter de la mesure. Le décret n°
2010-876 du 26 juillet 2010 a donc diminué
de 20 000 EUR le montant plafond des prêts
pass-foncier. Le dispositif, dans son ensemble, est
toutefois resté très solvabilisateur
puisque les ménages
bénéficiaient toujours du prêt
à 0 %, de la TVA à taux réduit
et de l'aide des collectivités locales.
Cette mesure a pris effet pour les attestations de
collecteurs signées à compter du 29
juillet 2010, de manière à ne pas
remettre en cause les opérations
déjà engagées au sein des
collectivités. Les collecteurs ont
dès lors été en mesure de
satisfaire un plus grand nombre de
demandes.
Question
N° : 83627
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Logement et
urbanisme
Ministère
attributaire > Logement et
urbanisme
Rubrique
> baux
Tête
d'analyse > baux
d'habitation
Analyse
> garantie du risque locatif. mise en
oeuvre. modalités
Question
publiée au JO le : 13/07/2010 page :
7797
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé du
logement et de l'urbanisme sur le fonctionnement du
dispositif GRL2. La « garantie des risques
locatifs » est une garantie « loyers
impayés », mise en place, fin 2006, par
l'État et Action logement et présente
une véritable caution publique. En effet,
d'une part, elle favorise l'accès et le
maintien dans leur logement locatif des
ménages qui sont l'objet de discrimination
en raison de leurs revenus, en évitant que
des garanties supplémentaires, comme des
cautions, ne leur soient réclamées
et, d'autre part, elle permet également de
mettre un terme à la vacance des logements
due à l'inquiétude et la
méfiance des propriétaires. Or il
semblerait, qu'avec la mise en place du GRL2 depuis
le 1er janvier 2010 où seuls les assureurs
pourront dorénavant proposer des assurances
contre les impayés de loyer, le dispositif
rencontre de véritable difficultés
dues, entre autres, au fait qu'il y a peu
d'assureurs qui semblent opérationnels. Il
aimerait donc connaître les mesures qu'il
compte prendre dans ce domaine.
Texte de
la réponse
Question
N° : 83590
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Analyse
> nomenclature des actes.
référentiels. actes en série.
mise en oeuvre
Question
publiée au JO le : 13/07/2010 page :
7800 Réponse publiée au JO le :
09/11/2010 page : 12322
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur les
référentiels mis à disposition
des médecins prescripteurs d'actes en
série. Ces référentiels ont
été créés par l'article
42 de la loi de financement de la
sécurité sociale 2009. Leur mise en
place a répondu au besoin d'harmonisation
sur l'ensemble du territoire les traitements
prescrits par un certain nombre de praticiens
(masseurs-kinésithérapeutes,
orthophonistes, orthoptistes) aux patients
présentant un diagnostic semblable. Ces
référentiels fixent à titre
indicatif un certain nombre d'actes
nécessaires au traitement d'une pathologie
donnée. Ils sont une aide apportée
aux médecins qui prescrivent ces soins, afin
de leur donner une indication sur le nombre d'actes
nécessaires au rétablissement du
patient. Cependant, un certain nombre de praticiens
contestent leur utilité, ainsi que la
procédure de définition de ces
référentiels. Cette procédure
repose en grande partie sur l'Union nationale des
caisses d'assurance maladie, qui en avait
proposé la mise en place, et sur la Haute
autorité de santé. Les praticiens se
posent également la question de leur
application réelle depuis l'entrée en
vigueur de la LFSS 2009. Il souhaiterait donc
savoir quelle évolution le Gouvernement
souhaite donner à ces
référentiels.
Texte de
la réponse
Concernant les
inquiétudes des
masseurs-kinésithérapeutes quant aux
dispositions de l'article 42 de la loi de
financement de la sécurité sociale
pour 2009, il apparaît nécessaire pour
répondre à ces préoccupations
de rappeler l'objectif de la mesure qui a conduit
à la mise en place de
référentiels issus de la loi de
financement de la sécurité sociale
pour 2009 en précisant le rôle
d'organismes tels que la Haute Autorité de
santé (HAS). L'objectif est de garantir au
patient une prise en charge conforme aux meilleures
pratiques médicales. Face au manque
d'homogénéité des traitements
constaté sur le territoire, les dispositions
de la loi de financement de la
sécurité sociale pour 2009
prévoient que des référentiels
sont mis à la disposition des professionnels
de santé pour des pathologies
nécessitant des actes en série. Les
référentiels validés par la
HAS visent à obtenir une meilleure
adéquation entre les pathologies dont
souffrent les patients et les soins qui leur sont
nécessaires. En effet, des études
récentes s'appuyant sur des populations de
malades homogènes et excluant les patients
les plus lourds indiquent par exemple que, pour la
rééducation de la hanche après
la pose d'une prothèse, 10 % des patients
bénéficient de plus de 40
séances, alors que 50 % des patients en
bénéficient de moins de 22. Cet
article, en modifiant l'article L. 162-1-7 du code
de la sécurité sociale, permet aussi,
pour les prescriptions d'actes
réalisés en série,
d'introduire un seuil au-delà duquel la
poursuite de la prise en charge du traitement par
l'assurance maladie est soumise à un accord
préalable du service du contrôle
médical fondé sur un
référentiel élaboré par
la HAS ou validé par celle-ci sur
proposition de l'Union nationale des caisses
d'assurance maladie. Il convient d'insister sur le
fait qu'une telle décision requiert
obligatoirement la validation de la HAS dont l'avis
est avant tout médical. Dans le cadre de ses
missions, la HAS émet des recommandations
sur les stratégies de soins, de prescription
et de prise en charge les plus efficaces. En outre,
elle peut procéder à tout moment
à l'évaluation du service attendu
d'un produit, d'un acte ou d'une prestation de
santé ou du service qu'ils rendent d'un
point de vue médical. Elle peut être
également consultée, notamment par
l'Union nationale des caisses d'assurance maladie
(UNCAM), sur le bien-fondé et les conditions
de remboursement d'un ensemble de soins ou
catégorie de produits ou prestations et le
cas échéant, des protocoles de soins
les associant. L'assurance maladie a, par
décision du 16 mars 2010, publiée le
29 mai 2010, élaboré six
référentiels de
masso-kinésithérapie qui proposent
des seuils au-delà desquels un accord
préalable du service médical sera
nécessaire pour la poursuite de la prise en
charge, pour des situations de
rééducation précises. Il
s'agit des situations suivantes :
rééducation de l'entorse externe
récente de cheville,
rééducation de la main après
chirurgie pour syndrome du canal carpien,
rééducation après
reconstruction du ligament croisé
antérieur du genou. Ces
référentiels sont applicables depuis
le 30 mai 2010.
Intervention
en séance
Compte rendu intégral (extrait)
Première
séance du mercredi 7 juillet
2010
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer.
M. Jean-Philippe
Maurer. Nous sommes ici réunis parce que
la burqa est une arme contre la liberté,
contre la démocratie, contre la
dignité de la femme. La burqa est un signe
d'asservissement et de soumission. Pour la
combattre, l'article 1er du projet de loi
énonce clairement le principe que " nul ne
peut, dans l'espace public, porter une tenue
destinée à dissimuler son visage ".
La burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire
de la République française. Je
soutiens ce principe fondamental, et non
fondamentaliste. En effet, le port du voile
intégral est contraire, non seulement aux
valeurs de la République, mais aussi
à l'idée que je me fais de
l'humanisme.
Ainsi, la
dissimulation du visage dans l'espace public est
contraire à notre idéal de
fraternité et constitue une atteinte au
principe du respect de la dignité de la
personne, et un refus ostensible de
l'égalité entre les hommes et les
femmes.
La burqa constitue
une violation grave des règles fondamentales
de notre vie en société. Le visage,
c'est l'identité d'une personne. Il exprime
une personnalité, un caractère, une
véritable identité. Dissimuler son
visage au regard de l'autre est une négation
de soi, une négation de l'autre qui ne
serait pas digne de vous regarder, et une
négation des fondements nécessaires
à la vie en
société.
En France, ce sont
1 900 femmes, selon les chiffres du
ministère de l'intérieur, qui
vivraient, au cur de nos villes, en marge de
la société, le visage
dissimulé sous un voile intégral. On
les appelle même les femmes fantômes,
comme pour rappeler que le voile supprime leur
identité, et presque leur
existence.
Elles sont
condamnées à se taire, à vivre
masquées. Certes, elles disent vivre leur
religion, la respecter. Sauf que les
représentants de la communauté
musulmane sont les premiers à
s'inquiéter de cette pratique qu'ils ne
reconnaissent pas comme une prescription
religieuse, et redoutent même un amalgame
avec la religion musulmane, ce qui serait à
la fois inacceptable et dangereux.
Nous ne pouvons
rester indifférents face au
développement de telles pratiques, odieuses
et discriminatoires. Au contraire, l'État
doit faire valoir son autorité, et la loi,
expression de la souveraineté nationale,
doit interdire le port du voile intégral, au
nom de la République, de la liberté
et de la dignité de la femme et de
l'être humain.
Mes chers
collègues, pour toutes celles et tous ceux
qui se battent en France et dans le monde pour
faire respecter les droits des femmes et leur
dignité, je réaffirme, avec force et
détermination, mon attachement aux valeurs
et aux fondements de notre République libre,
égale et fraternelle pour tous.
(Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.)
Intervention
en commission
Mercredi 7 juillet 2010
Séance de 10
heures
Compte rendu n° 56
(extrait)
- Examen du
rapport en conclusion des travaux de la mission
d'information sur les grands équipements
sportifs (M. Bernard Depierre,
rapporteur)
M. Jean-Philippe
Maurer. Je souhaiterais féliciter le
rapporteur pour son travail qui n'est certainement
pas un "rapport de plus". Il pourrait marquer un
trait d'union entre les différents acteurs
concernés et souligne, à juste titre,
l'écart entre la France et des pays moins
riches qui ont su développer leurs grands
équipements. Ceux-ci ont en effet compris
que ces infrastructures sont essentielles à
l'aménagement du territoire et sont des
catalyseurs du développement
local.
Même si, dans
notre pays, certaines disciplines se sont
engagées comme le rugby, avec succès,
dans cette dynamique de liaison entre le public et
le privé, partenaire clef pour l'État
et les collectivités locales, elle doit
être facilitée. La réflexion
engagée au travers de ce rapport pourrait
connaître une nouvelle étape, à
travers l'organisation d'un colloque avec la
ministre de la santé et des sports, sur le
nouveau modèle économique à
mettre en place.
En effet, il ne
faut pas s'enfermer dans un modèle unique,
mais montrer que la porte est ouverte.
Notre discussion
rejoint un autre thème : celui de la place
du sport dans la société. Le sport
jouit, encore aujourd'hui, d'une moindre
reconnaissance que la culture. Or, cette vision
très française conduit à une
impasse et nous appauvrit. En effet, la culture et
le sport sont des facteurs de rassemblement, qui
développent tous deux le sentiment
d'appartenance à une société
et de cohésion : le sport, à l'instar
d'un orchestre philharmonique, est
générateur d'harmonie. Aussi, loin
d'être un "rapport de plus", disposons-nous
d'une contribution qui rendra possible
l'avènement d'un nouveau modèle
économique du sport.
Question
N° : 82926
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé >
Transports
Ministère
attributaire > Transports
Rubrique
> automobiles et cycles
Tête
d'analyse >
réglementation
Analyse
> engins motorisés. loi n°
2008-491 du 26 mai 2008. bilan
Question
publiée au JO le : 06/07/2010 page :
7513
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
transports sur la loi n° 2008-491 du 26 mai
2008 relative aux conditions de commercialisation
et d'utilisation de certains engins
motorisés publiée au Jornal Officiel
du 27 mai 2008. Ce texe faisait suite à
la proposition de loi relative aux conditions de
commercialisation et d'utilisation de certains
engins motorisés, présentée
par les députés Patrice
Calméjane, Gérard Gaudron,
Sébastien Huygues et lui-même. Ce
texte avait pour objectif de répondre aux
nuisances engendrées par des engins
motorisés, et qualifiés soit de
jouets soit de machines domestiques, alors que les
lieux de circulation sont publics. La loi
pose, en effet, des limites en précisant les
obligations qui s'imposent aux vendeurs et aux
acheteurs et en donnant de nouveaux outils à
la police. Il aimerait, deux ans après
le vote de cette loi, connaître comment
évolue la situation sur le terrain et s'il y
nen a, les difficultés déapplication
de ce texte.
Texte de
la réponse
Question
N° : 81587
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Emploi
Ministère
attributaire > Emploi
Rubrique
> emploi
Tête
d'analyse > entreprises
d'insertion
Analyse
> financement. perspectives
Question
publiée au JO le : 22/06/2010 page :
6843 Réponse publiée au JO le :
24/08/2010 page : 9306
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé de
l'emploi sur l'avenir du financement des
entreprises d'insertion et des entreprises de
travail temporaire d'insertion. En effet, lors de
la réunion de l'assemblée
plénière du Conseil national de
l'insertion par l'activité économique
(CNIAE) du 26 novembre 2009, le secrétaire
d'État à l'emploi a rappelé la
place essentielle de ce secteur pour les politiques
de l'emploi. Ainsi, l'État y consacre des
crédits qui ont été
augmentés de plus de 60 % depuis 2005. Or,
dans la lignée de la feuille de route du
Grenelle de l'insertion, le Gouvernement entend
développer sa politique de soutien au
secteur de l'IAE par la mise à
l'étude d'une réforme des
modalités de financement qui donne lieu
à des expérimentations locales depuis
le mois de février 2010. Or il semble que
les premiers résultats de ces
expérimentations semblent indiquer que le
secteur souffre un sous-financement très
important qui empêche un développement
efficace de la politique d'insertion par
l'économique. Aussi, aimerait-il
connaître les mesures qu'il compte prendre
pour répondre à la fois aux besoins
croissants des publics en difficulté et des
réalités de financement des EI et
ETTI, notamment s'il envisage une indexation des
aides sur le SMIC ce qui assurerait une
continuité et une égalité avec
le secteur marchand.
Texte de
la réponse
Il doit
être souligné qu'entre 2004 et 2010,
s'il n'y a pas eu de revalorisation de l'aide au
poste des entreprises d'insertion (EI), les
crédits consacrés globalement
à l'insertion par l'activité
économique (IAE) ont été
doublés (dont 60 % d'augmentation pour les
EI). Dès lors, la seule argumentation
portant sur le montant de l'aide au poste unitaire
méconnaît le fort effet volume sur les
financements et le nombre d'aides au poste ainsi
financées. Dans le contexte de
maîtrise des finances publiques, il a
été décidé de
préserver dans le projet de loi de finances
les crédits alloués à l'IAE
pour 2011, alors même que les crédits
d'intervention de l'État se verront
appliquer une norme de baisse de 5 %. C'est la
marque de l'attachement que le Gouvernement porte
au secteur de l'IAE, acteur essentiel de retour
à l'emploi des publics qui en sont le plus
éloignés sur nos territoires.
S'agissant des modalités de financement, il
convient de rappeler que les acteurs du secteur ont
souhaité, à l'occasion du Grenelle de
l'insertion, organiser la sortie d'un
système d'aide forfaitaire (aide au poste
pour les EI, contrats aidés pour les
ateliers et chantiers d'insertion), et se sont
prononcés en faveur de la
généralisation d'une « aide au
poste modulable et encadrée ». Il est
clair qu'une telle aide modulable en fonction de
critères à définir,
actuellement en discussion, doit permettre un
soutien différencié aux structures
d'IAE, tenant compte des coûts réels
de l'insertion, de telle sorte que la question de
mesures générales uniformes de
revalorisation de l'aide au poste ne se poserait
plus à l'avenir. Des expérimentations
ont été menées sur la base
d'une centaine de structures dans quatre
territoires en 2010 en vue de préparer de
telles aides modulables. Un bilan d'étape de
cette expérimentation a eu lieu en juin
2010, au terme duquel les acteurs de l'IAE ont
proposé la poursuite des travaux en 2011,
avant une généralisation de la
réforme susvisée. Des travaux se
poursuivront cette même année dans le
cadre du Conseil national de l'IAE, en prenant en
compte les travaux conduits sur le modèle
économique des SIAE, en vue de
déterminer les coûts réels de
l'insertion, leurs modes de prises en charge, les
productions économiques et sociales de
l'IAE. Par ailleurs, dès 2011, l'État
proposera aux SIAE volontaires, et en associant les
collectivités territoriales qui le
souhaitent, des contrats de performance qui
enrichiront les travaux préalables à
une réforme du financement des SIAE. Un
groupe de travail sera mis en place à la
rentrée 2010 afin de travailler avec les
acteurs sur les contours et les principes de ces
contrats de performance.
Question
N° : 81586
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Emploi
Ministère
attributaire > Emploi
Rubrique
> emploi
Tête
d'analyse > entreprises
d'insertion
Analyse
> financement. perspectives
Question
publiée au JO le : 22/06/2010 page :
6843 Réponse publiée au JO le :
24/08/2010 page : 9306
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé de
l'emploi sur la nécessaire revalorisation du
montant de l'aide au poste dans les entreprises
d'insertion. Lors du Conseil national de
l'insertion par l'activité économique
(CNIAE) du 26 novembre 2009, le secrétaire
d'État à l'emploi a rappelé la
place essentielle de ce secteur pour les politiques
de l'emploi. En effet, dans la situation
économique délicate d'aujourd'hui,
l'importance des entreprises d'insertion (EI) et
des entreprises de travail temporaire d'insertion
(ETTI) s'en trouve encore accrue. Or les EI et les
ETTI rencontrent des difficultés de gestion
dues à l'absence de
réévaluation de l'aide au poste.
Celle-ci n'a connu aucune
réévaluation depuis 2001,
contrairement aux emplois aidés
indexés sur le SMIC, ce qui fait que le
montant de cette aide ne parvient-il plus à
couvrir le coût réel des prestations
d'encadrement et d'accompagnement social des
entreprises d'insertion. Aussi, lui demande-t-il
s'il entend revaloriser cette aide pour
réduire l'écart entre le coût
réel des emplois et l'aide apportée
pour ces postes.
Texte de
la réponse
Il doit
être souligné qu'entre 2004 et 2010,
s'il n'y a pas eu de revalorisation de l'aide au
poste des entreprises d'insertion (EI), les
crédits consacrés globalement
à l'insertion par l'activité
économique (IAE) ont été
doublés (dont 60 % d'augmentation pour les
EI). Dès lors, la seule argumentation
portant sur le montant de l'aide au poste unitaire
méconnaît le fort effet volume sur les
financements et le nombre d'aides au poste ainsi
financées. Dans le contexte de
maîtrise des finances publiques, il a
été décidé de
préserver dans le projet de loi de finances
les crédits alloués à l'IAE
pour 2011, alors même que les crédits
d'intervention de l'État se verront
appliquer une norme de baisse de 5 %. C'est la
marque de l'attachement que le Gouvernement porte
au secteur de l'IAE, acteur essentiel de retour
à l'emploi des publics qui en sont le plus
éloignés sur nos territoires.
S'agissant des modalités de financement, il
convient de rappeler que les acteurs du secteur ont
souhaité, à l'occasion du Grenelle de
l'insertion, organiser la sortie d'un
système d'aide forfaitaire (aide au poste
pour les EI, contrats aidés pour les
ateliers et chantiers d'insertion), et se sont
prononcés en faveur de la
généralisation d'une « aide au
poste modulable et encadrée ». Il est
clair qu'une telle aide modulable en fonction de
critères à définir,
actuellement en discussion, doit permettre un
soutien différencié aux structures
d'IAE, tenant compte des coûts réels
de l'insertion, de telle sorte que la question de
mesures générales uniformes de
revalorisation de l'aide au poste ne se poserait
plus à l'avenir. Des expérimentations
ont été menées sur la base
d'une centaine de structures dans quatre
territoires en 2010 en vue de préparer de
telles aides modulables. Un bilan d'étape de
cette expérimentation a eu lieu en juin
2010, au terme duquel les acteurs de l'IAE ont
proposé la poursuite des travaux en 2011,
avant une généralisation de la
réforme susvisée. Des travaux se
poursuivront cette même année dans le
cadre du Conseil national de l'IAE, en prenant en
compte les travaux conduits sur le modèle
économique des SIAE, en vue de
déterminer les coûts réels de
l'insertion, leurs modes de prises en charge, les
productions économiques et sociales de
l'IAE. Par ailleurs, dès 2011, l'État
proposera aux SIAE volontaires, et en associant les
collectivités territoriales qui le
souhaitent, des contrats de performance qui
enrichiront les travaux préalables à
une réforme du financement des SIAE. Un
groupe de travail sera mis en place à la
rentrée 2010 afin de travailler avec les
acteurs sur les contours et les principes de ces
contrats de performance.
Question
N° : 80301
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Éducation
nationale
Ministère
attributaire > Éducation
nationale
Rubrique
> handicapés
Tête
d'analyse > intégration en milieu
scolaire
Analyse
> bilan et perspectives
Question
publiée au JO le : 08/06/2010 page :
6249 Réponse publiée au JO le :
23/11/2010 page : 12856
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre de
l'éducation nationale sur la scolarisation
des enfants handicapés. La loi n°
2005-102 du 11 février 2005 pour
l'égalité des droits et des chances,
la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées garantit
l'intégration des jeunes handicapés
dans des classes ordinaires avec la présence
d'une assistante d'éducation (AE) ou d'une
auxiliaire de vie scolaire (AVS), selon le
degré d'handicap. Ceci se fait dans le cadre
du principe de l'égalité des chances.
Cette solution a un double avantage: d'une part,
elle s'avère bénéfique pour
l'enfant handicapé à vivre en contact
avec le milieu ordinaire et, d'autre part, elle
confronte les autres enfants aux problèmes
liés aux handicaps. Cependant, le nombre
d'AVS ou AE semble insuffisant pour répondre
aux besoins et demandes des familles. Il lui
demande donc quelles mesures il compte prendre pour
améliorer cette situation.
Texte de
la réponse
La scolarisation
des élèves handicapés dans les
écoles et établissements scolaires
publics et privés constitue une
priorité du Président de la
République et du Gouvernement. Des efforts
conséquents sont conduits par le
ministère de l'éducation nationale
pour permettre à tous les enfants et
adolescents handicapés d'accéder
à la solution de scolarisation la plus
adaptée à leurs besoins et aux
accompagnements qui leur sont nécessaires,
conformément à ce que prévoit
leur projet personnalisé de scolarisation,
décidé par la Commission des droits
et de l'autonomie des personnes handicapées.
Des moyens d'une grande diversité sont
mobilisés à cette fin : auxiliaires
de vie scolaire, enseignants
référents, dispositifs collectifs de
scolarisation autorisant une adaptation plus
importante des enseignements et facilitant dans un
cadre conventionnel l'accompagnement des
élèves par des services sanitaires ou
médicosociaux, actions de formation et
d'information. La mise en oeuvre de la loi n°
2005-102 par le ministère de
l'éducation nationale a produit des effets
considérables : ce sont aujourd'hui plus de
195 000 élèves qui sont
scolarisés en milieu ordinaire à la
rentrée 2010, soit environ 40 % de plus
qu'à la rentrée 2005. Au plan
national, les prescriptions des commissions des
droits et de l'autonomie des personnes
handicapées des maisons
départementales des personnes
handicapées, pour un accompagnement
individuel des élèves, en heures ou
en équivalent temps plein ont
augmenté de 25 %, entre le 30 juin 2009 et
le 30 juin 2010. Pendant la même
période, les dotations mobilisées
pour exercer cette mission, aussi bien assistants
d'éducation que personnels
bénéficiant d'un contrat aidé,
ont connu un niveau de progression comparable. Au
30 juin 2010, 21 800 ETP accompagnaient 56 630
élèves. Dès la rentrée
scolaire 2009, conformément aux dispositions
du décret n° 2009-993 du 20 août
2009 et de la circulaire n° 2009-135 du 5
octobre 2009 pris en application de l'article 44 de
la loi 2009-972 du 3 août 2009, le
ministère de l'éducation nationale a,
par ailleurs, signé une convention avec
quatre fédérations d'associations
pour leur permettre de recruter les auxiliaires de
vie scolaire (AVS) en fin de contrat et sans
possibilité de renouvellement, de
façon à assurer la continuité
de l'accompagnement nécessaire à
certains élèves en fonction de la
nature particulière de leur handicap.
À la lumière du bilan de
l'année scolaire 2009-2010, et afin de
garantir, quand elle est nécessaire à
l'enfant, la continuité de l'accompagnement
à l'école et au domicile, tout en
offrant de nouvelles perspectives de
carrière aux AVS, le Gouvernement a
décidé de reconduire et
d'améliorer ce dispositif permettant le
recrutement d'AVS par des associations de personnes
handicapées ou engagées en faveur des
publics à besoins particuliers, avec des
conditions financières renforcées :
hausse des prises en compte par la subvention
ministérielle des cotisations sociales,
participation aux frais de gestion et de formation.
Ce nouveau dispositif est mis en oeuvre depuis la
rentrée scolaire 2010 en application du
décret n° 2010-937 du 24 août
2010 publié au Journal officiel du 25
août 2010 et de la circulaire n°
2010-139 du 31 août 2010. Une première
convention cadre a été signée
à cette fin le 1er juin 2010 par le ministre
de l'éducation nationale, porte-parole du
Gouvernement, en présence de la
secrétaire d'État en charge de la
famille et de la solidarité, avec la Ligue
de l'enseignement, la Fédération
générale des pupilles de
l'enseignement public (FGPEP), la
Fédération nationale d'associations
au service des élèves
présentant une situation de handicap
(FNASEPH), et Autisme France. Elle a par la suite
été signée par l'Union
nationale des associations de parents de personnes
handicapées mentales et de leurs amis
(UNAPEI). Une seconde convention-cadre
signée le 9 juin avec l'Union nationale de
l'aide, des soins et des services aux domiciles
(UNA), l'Union des associations ADMR (UNADMR), la
Fédération nationale des associations
de l'aide familiale populaire (FNAAFP) et ADESSA
à domicile Fédération
nationale (ADESSA) permet d'étendre le
recrutement des AVS à des associations de
service d'aide et d'accompagnement à
domicile qui interviennent déjà
à la maison, de façon à mettre
en place une offre de service transversale à
tous les lieux de vie, notamment le domicile et
l'école. Cette coopération entre les
associations, le ministère de
l'éducation nationale et le
secrétariat d'État chargé de
la famille et de la solidarité constitue une
étape importante dans l'effort en faveur de
la scolarisation des enfants handicapés pour
lesquels la Commission des droits et de l'autonomie
des personnes handicapées (CDAPH) a
notifié un accompagnement. Les efforts
engagés par le ministère de
l'éducation nationale pour soutenir les
enseignants qui accueillent des enfants
handicapés et améliorer leur
formation contribuent par ailleurs à une
meilleure prise en compte des besoins particuliers
des élèves handicapés. En
complément de ces actions visant à
privilégier une scolarisation de
proximité dans les écoles et
établissements scolaires, des efforts sont
conduits pour assurer une continuité du
parcours scolaire et un enseignement de
qualité aux enfants et adolescents dont le
handicap nécessite un séjour dans un
établissement sanitaire ou
médicosocial, tel qu'un institut
médico-éducatif, et qui ne peuvent
effectuer leur scolarité à temps
plein dans une école ou un
établissement scolaire. Sur le plan national
on recensait à la rentrée scolaire
2009 plus de 5 250 emplois d'enseignant de
l'enseignement public et 1 820 de l'enseignement
privé agréé mobilisés
à cette fin, complétés par un
volant conséquent d'heures
supplémentaires, dont le financement est
à la charge du ministère de
l'éducation nationale.
Question
N° : 80298
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Famille et
solidarité
Ministère
attributaire > Famille et
solidarité
Rubrique
> handicapés
Tête
d'analyse >
établissements
Analyse
> maisons départementales des
personnes handicapées. fonctionnement.
financement
Question
publiée au JO le : 08/06/2010 page :
6254
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la
secrétaire d'État chargée de
la famille et de la solidarité sur les
maisons départementales des personnes
handicapées (MDPH). Créées par
la loi n° 2005-102 du 11 février 2005
pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté
des personnes handicapées pour être
des partenaires uniques des personnes
handicapées et les accompagner dans leurs
démarches, les MDPH sont aujourd'hui toutes
opérationnelles. La loi leur a confié
sept missions principales : l'information ;
l'accueil et l'écoute des personnes
handicapées ; l'aide à la
définition de leur projet de vie ;
l'évaluation des demandes ; les
décisions d'attribution et d'orientation ;
le suivi de la mise en oeuvre desdites
décisions ; enfin, l'accompagnement et la
médiation. Malgré les efforts faits,
les MDPH sont pénalisées par
l'instabilité de leurs moyens financiers et
de leurs personnels, qui les empêche de
donner pleinement satisfaction aux usagers. Les
efforts d'accueil sont réels et la
durée de traitement des dossiers
s'améliore de jour en jour, ce qui
justifierait de donner un nouveau souffle aux MDPH,
conformément à l'engagement du
Gouvernement en faveur des personnes
handicapées. Il souhaiterait donc savoir
quelles sont les mesures, notamment
financières et techniques, envisagées
pour pérenniser et stabiliser ces
institutions départementales dont les
missions sont en développement continu et
importantes.
Texte de
la réponse
Question
N° : 80084
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Ministère
attributaire > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Question
publiée au JO le : 08/06/2010 page :
6225 Réponse publiée au JO le :
07/09/2010 page : 9693
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre
d'État, ministre de l'écologie, de
l'énergie, du développement durable
et de la mer, en charge des technologies vertes et
des négociations sur le climat, sur la
disponibilité des appareils
électroménagers peu
énergivores. En effet, les dépenses
d'électricité liées aux
équipements ménagers, dite
électricité spécifique,
subissent une hausse exponentielle, ayant plus que
doublé en vingt ans. Or, d'après des
enquêtes effectuées par des
associations de consommateurs, il semblerait que la
disponibilité des appareils ménagers,
comme les
réfrigérateurs-congélateurs et
les sèche-linge par exemple, peu
consommateurs d'énergies soit faible dans
les commerces. De plus, l'économie
d'énergie est coûteuse : les prix
augmentent significativement avec la classe
énergétique et l'important
surcoût entre deux classes n'est pas
compensé par l'allègement attendu de
la facture électrique. Aussi, les
associations de consommateurs s'interrogent sur la
mise en place d'un dispositif bonus-malus dans ce
secteur qui permettrait de réduire
significativement la consommation. Il aimerait donc
connaître ses projets dans ce
domaine.
Texte de
la réponse
Agir sur les
modes de production et de consommation est une
composante stratégique majeure pour orienter
l'économie vers plus de durabilité.
Parmi les engagements du Grenelle de
l'environnement, figurent des
éléments novateurs en faveur d'une
consommation plus durable. C'est notamment le cas
de mesures informatives, tel l'affichage des
caractéristiques environnementales des
produits, ou incitatives d'un point de vue
financier, tel le bonus-malus mis en place sur les
véhicules particuliers. Le bonus-malus
automobile est un bon exemple de ce que peut
apporter une mesure d'incitation à
caractère économique, dès lors
qu'elle est associée à une
information simple. Depuis la mise en oeuvre du
dispositif, les émissions de CO2 moyennes
des véhicules neufs ont baissé de
manière spectaculaire, de 148 gCO2/km en
2007 à 132,8 gCO2/km en 2009. La France est
ainsi aujourd'hui en tête du classement
européen en matière
d'émissions de CO2/km. Ce succès
appelle naturellement la création de
nouveaux bonus-malus, sur d'autres types de
produits, quand cela s'avère pertinent tant
d'un point de vue environnemental
qu'économique. Trois conditions doivent
être satisfaites pour le choix des produits
concernés : le critère retenu pour
attribuer le bonus ou assujettir le malus devra
être fondé sur une mesure
incontestable de l'impact environnemental
(émissions de CO2, consommation
d'électricité...) ; le pouvoir
d'achat des populations les plus fragiles ne devra
pas être affecté par la mise en place
d'un bonus-malus. L'électroménager
constitue un exemple, parmi d'autres, de cette
difficulté particulière : les
appareils les plus économes en
énergie sont aussi les plus chers. Mettre en
place un bonus-malus pourrait, certes,
réduire leur prix pour l'ensemble des
consommateurs mais aussi profiter en
priorité aux personnes les plus
aisées qui les auraient de toutes
façons achetés, tandis que les plus
faibles revenus se verraient contraints d'acquitter
un malus sur l'achat d'équipements de faible
efficacité énergétique et dont
le coût d'usage est important. Cet effet
d'aubaine ne serait pas acceptable. Il convient
ainsi d'évaluer précisément la
dispersion des prix de vente au sein de chaque
catégorie de produit et de chaque classe
énergétique, afin de garantir aux
revenus les plus modestes l'existence effective
d'alternatives d'achats plus durables à des
prix d'achat qui leur soient accessibles ; le
dispositif de bonus-malus doit être
équilibré budgétairement. Par
ailleurs, l'affichage environnemental permet
d'orienter efficacement consommateurs, producteurs
et distributeurs vers les produits les plus
vertueux pour l'environnement en apportant des
données objectives sur les principaux
impacts environnementaux des produits.
L'étiquette énergie sur les
réfrigérateurs, par exemple, s'est
révélée un instrument
puissant. Elle a permis aux consommateurs d'opter
en faveur d'un choix « responsable » mais
aussi d'inciter les industriels à faire des
efforts pour que leur offre évolue vers les
produits les mieux classés et faire
disparaître des rayons les produits les moins
performants. Son actualisation prochaine au niveau
européen devrait permettre de renforcer son
impact. Les mesures de la loi n° 2010-788 du
12 juillet 2010 portant engagement national pour
l'environnement ne pourront que renforcer
l'intérêt d'afficher une bonne
performance énergétique puisqu'elles
imposent l'affichage de la classe
énergétique dans toute
publicité faisant référence au
prix des équipements, et de manière
aussi visible et lisible que ce dernier.
Intervention
en séance
Compte rendu
intégral (extrait)
Première
séance du mardi 8 juin
2010
Parlement
franco-allemand de la jeunesse
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer, pour exposer sa question,
n° 1106, relative au Parlement franco-allemand
de la jeunesse.
M. Jean-Philippe
Maurer. Monsieur le secrétaire
dÉtat chargé des affaires
européennes, le conseil des ministres
franco-allemand qui sest tenu en
février 2010 a permis de redonner un nouvel
élan à la coopération entre
nos deux pays, moteurs de la construction
européenne. Aujourdhui, à
laube dune nouvelle décennie,
ceux-ci doivent trouver ensemble des
réponses à ces nouveaux défis
que sont la lutte contre le changement climatique,
les déséquilibres économiques
et financiers, les menaces contre la paix et la
sécurité.
Dans un monde
où simposent de nouveaux acteurs
globaux, je suis convaincu que lentente
franco-allemande la plus étroite reste
indispensable à nos deux pays et à
lEurope. Quel plus bel exemple que celui
donné par la France et lAllemagne, qui
se sont tant de fois affrontées et qui
donnent désormais le ton en Europe pour
générer un effet
dentraînement propice à tous nos
voisins ?
Je suis convaincu
que lentente étroite entre nos deux
pays doit reposer davantage sur le
développement des liens entre les deux
sociétés civiles, notamment le
développement des échanges entre les
jeunes des deux pays. Léducation, la
formation, la recherche et la citoyenneté
européenne sont dune importance
primordiale pour notre avenir, et je suis
résolu à soutenir toutes les actions
qui iront dans ce sens.
Les liens
personnels et amicaux entre les citoyens
français et allemands sont le fondement
même de lentente franco-allemande. Les
nombreuses initiatives issues des
sociétés civiles des deux pays
rendent lamitié franco-allemande
concrète et tangible dans la vie
quotidienne.
Strasbourg, ville
symbolique de la réconciliation
franco-allemande, ne doit pas rester absente de
cette volonté commune dagir ensemble.
En effet, notre ville sinscrit dans la
volonté historique dêtre la
cité de lEurope, symbole fort de la
paix, de la réconciliation, de la jeunesse
et de lavenir. Strasbourg doit donc prendre
une place plus grande dans le renforcement de nos
relations, en accueillant le siège du
Parlement franco-allemand de la jeunesse. Sa
création est lune des 80 propositions
du conseil des ministres franco-allemand de
février dernier, et je la soutiens sans
réserve.
Entre un
État fédéral comme
lAllemagne et un État historiquement
jacobin mais qui a bien évolué
comme la France, il devrait être
possible de conforter Strasbourg dans son
rôle de trait dunion entre ces deux
pays. Bien des aspects de leur coopération
pourraient trouver leur ancrage à
Strasbourg, ville dunité, symbole de
la construction européenne et des droits de
lhomme.
Je tenais à
vous transmettre directement ce message, car il
mappartient, en tant que député
de Strasbourg, de faire entendre la voix des
Strasbourgeois au plus proche des lieux de
décision. Monsieur le secrétaire
dÉtat, pourriez-vous mindiquer
si Strasbourg, capitale européenne, sera
retenue pour accueillir le Parlement
franco-allemand de la jeunesse ?
M. le
président. La parole est à M.
Pierre Lellouche, secrétaire
dÉtat chargé des affaires
européennes.
M. Pierre
Lellouche, secrétaire dÉtat
chargé des affaires européennes.
Monsieur le député de Strasbourg,
cher Jean-Philippe Maurer, ainsi que vous le
rappelez avec beaucoup de force et de conviction
et nous sommes servis par le calendrier
, la France et lAllemagne ont atteint,
à lissue dun processus de
réconciliation sans équivalent dans
le monde, un degré
dintégration, de confiance,
dintimité, unique.
Fondé sur
des valeurs communes et sur une
responsabilité conjointe vis-à-vis de
la construction de lEurope, le partenariat
franco-allemand est véritablement au
cur de toutes les grandes décisions
européennes et internationales. Quil
sagisse des négociations climatiques,
du renforcement de la zone euro, après
plusieurs mois dattaques contre notre monnaie
commune, ou de la mise en place dun nouveau
système financier international, rien
navance en Europe sans un accord
franco-allemand.
Nos deux pays ont
entamé ce nest pas toujours
facile, mais nous y travaillons quotidiennement
une nouvelle phase de coopération qui
ouvre la voie à lintensification de
leurs relations et de la construction
européenne, vingt après la fin de la
guerre froide.
Fruit le plus
récent de cette coopération,
lagenda franco-allemand 2020 a, comme vous le
savez, été adopté le 4
février dernier, à loccasion du
conseil des ministres franco-allemand qui
sest tenu à Paris sous la
présidence du Président de la
République et de la chancelière
allemande. Ce document comportant quatre-vingt
propositions est, pour une bonne partie, le
résultat dun travail étroit et,
serais-je tenté de dire, presque fraternel
mené durant plusieurs mois par mon
collègue allemand Werner Hoyer et
moi-même. Je signale au passage que
jaurai lhonneur dêtre
auditionné avec Werner Hoyer devant la
commission des affaires européennes de votre
assemblée le mardi 15 juin,
cest-à-dire le lendemain du sommet
Sarkozy-Merkel.
Selon lagenda
franco-allemand 2020, « un parlement
franco-allemand des jeunes devrait être
institué de manière pérenne
». Nous étudions en ce moment les
modalités pratiques de mise en uvre de
ce projet. Comme vous le savez, cette idée
constitue le développement dune
expérimentation de lOffice
franco-allemand de la jeunesse, qui avait
réuni 500 adolescents en janvier 2003
en vue dinstitutionnaliser, à terme,
un véritable parlement franco-allemand de la
jeunesse.
Bien entendu, nous
sommes très attachés, comme
vous-même, à la visibilité de
Strasbourg comme capitale de lEurope,
siège du Parlement européen et du
Conseil de lEurope. Strasbourg est le symbole
de la coopération franco-allemande, et je
connais votre engagement inlassable pour promouvoir
la vocation européenne de votre ville. Le
moment venu, il appartiendra à la
municipalité de Strasbourg que vous
saurez aiguillonner, je nen doute pas
dexprimer sa disponibilité pour
accueillir une session de ce forum, qui
soulignerait le rôle spécifique et
historique de Strasbourg.
M. le
président. Nous avons terminé les
questions orales sans débat.
Question
N° : 1106
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question orale
sans débat
Ministère
interrogé > Affaires
européennes
Ministère
attributaire > Affaires
européennes
Rubrique
> politique
extérieure
Tête
d'analyse > Allemagne
Analyse
> parlement franco-allemand de la jeunesse.
implantation. perspectives.
Strasbourg
Question
publiée au JO le : 01/06/2010 page
:5930
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des
affaires européennes sur le siège du
Parlement franco-allemand de la jeunesse. Le
conseil des ministres franco-allemand, qui s'est
tenu en février 2010, a permis de redonner
un nouvel élan à la
coopération entre nos deux pays, moteurs de
la construction européenne. Quel plus bel
exemple donné par la France et l'Allemagne,
qui se sont tant de fois affrontées, et qui
donnent désormais le ton en Europe pour
générer un effet d'entraînement
propice à tous nos voisins. Strasbourg,
ville symbolique de la réconciliation
franco-allemande, peut prendre une place plus
grande dans le renforcement de nos relations et
elle pourrait notamment accueillir le siège
du Parlement franco-allemand de la jeunesse. Entre
un État fédéral comme
l'Allemagne et un État historiquement
jacobin comme la France, il devrait être
possible de conforter Strasbourg comme un trait
d'union entre ces deux pays et bien des aspects de
leur coopération pourraient trouver leur
ancrage à Strasbourg. Il tenait à lui
transmettre directement ce message car il lui
appartient, comme député de
Strasbourg, de faire entendre la voix de Strasbourg
et des Strasbourgeois au plus proche des lieux de
décisions. Pour cela, il souhaiterait savoir
si Strasbourg, capitale européenne, serait
retenue pour accueillir le Parlement
franco-allemand de la jeunesse.
Texte de
la réponse
Monsieur le
député de Strasbourg, cher
Jean-Philippe Maurer, ainsi que vous le rappelez
avec beaucoup de force et de conviction et
nous sommes servis par le calendrier , la
France et lAllemagne ont atteint, à
lissue dun processus de
réconciliation sans équivalent dans
le monde, un degré
dintégration, de confiance,
dintimité, unique.
Fondé sur
des valeurs communes et sur une
responsabilité conjointe vis-à-vis de
la construction de lEurope, le partenariat
franco-allemand est véritablement au
cur de toutes les grandes décisions
européennes et internationales. Quil
sagisse des négociations climatiques,
du renforcement de la zone euro, après
plusieurs mois dattaques contre notre monnaie
commune, ou de la mise en place dun nouveau
système financier international, rien
navance en Europe sans un accord
franco-allemand.
Nos deux pays ont
entamé ce nest pas toujours
facile, mais nous y travaillons quotidiennement
une nouvelle phase de coopération qui
ouvre la voie à lintensification de
leurs relations et de la construction
européenne, vingt après la fin de la
guerre froide.
Fruit le plus
récent de cette coopération,
lagenda franco-allemand 2020 a, comme vous le
savez, été adopté le 4
février dernier, à loccasion du
conseil des ministres franco-allemand qui
sest tenu à Paris sous la
présidence du Président de la
République et de la chancelière
allemande. Ce document comportant quatre-vingt
propositions est, pour une bonne partie, le
résultat dun travail étroit et,
serais-je tenté de dire, presque fraternel
mené durant plusieurs mois par mon
collègue allemand Werner Hoyer et
moi-même. Je signale au passage que
jaurai lhonneur dêtre
auditionné avec Werner Hoyer devant la
commission des affaires européennes de votre
assemblée le mardi 15 juin,
cest-à-dire le lendemain du sommet
Sarkozy-Merkel.
Selon lagenda
franco-allemand 2020, « un parlement
franco-allemand des jeunes devrait être
institué de manière pérenne
». Nous étudions en ce moment les
modalités pratiques de mise en uvre de
ce projet. Comme vous le savez, cette idée
constitue le développement dune
expérimentation de lOffice
franco-allemand de la jeunesse, qui avait
réuni 500 adolescents en janvier 2003
en vue dinstitutionnaliser, à terme,
un véritable parlement franco-allemand de la
jeunesse.
Bien entendu, nous
sommes très attachés, comme
vous-même, à la visibilité de
Strasbourg comme capitale de lEurope,
siège du Parlement européen et du
Conseil de lEurope. Strasbourg est le symbole
de la coopération franco-allemande, et je
connais votre engagement inlassable pour promouvoir
la vocation européenne de votre ville. Le
moment venu, il appartiendra à la
municipalité de Strasbourg que vous
saurez aiguillonner, je nen doute pas
dexprimer sa disponibilité pour
accueillir une session de ce forum, qui
soulignerait le rôle spécifique et
historique de Strasbourg.
INTERVENTION
EN SEANCE- Projet de loi de réforme
des collectivités
territoriales
Compte rendu intégral (extrait)
- Première
séance du mardi 1 juin
2010
M. le
président. Je suis saisi d'un amendement
n° 17.
La parole est
à M. Jean-Philippe Maurer.
M. Jean-Philippe
Maurer. Pour ma part, comme beaucoup de mes
collègues, jestime que larticle
13 bis est indispensable. La possibilité de
fusions verticales ne fait courir aucun risque
à la République. Je crois même
que pour une région que je connais bien,
lAlsace, elle constituera la
consécration dune maturité
administrative.
Cest la
raison pour laquelle je souhaitais, par cet
amendement, préciser les conditions de ce
regroupement. La fusion peut intervenir
après délibérations
démocratiques des collectivités
concernées, conseil régional et
conseils généraux, et après
consultation de la population locale et
appréciation des résultats de cette
consultation dans la région et dans chacun
des départements
concernés.
Il ny a aucun
risque de voir lAlsace ou dautres
régions composées de deux
départements se détacher de la
République. Inutile de jouer à se
faire peur en inventant je ne sais quel agenda
caché. Pour reprendre les termes
dAndré Chassaigne, je veux bien
assumer le rôle de contrebandier pour
lAlsace car elle restera, bien
évidemment, sous légide de la
République avec lensemble des lois et
règlements qui sy
rattachent.
Certaines
régions correspondent véritablement
à des réalités humaines et
économiques. Pourquoi interdire aux
régions qui le souhaitent de faire un pas de
plus vers lintégration ? Il ne
sagit pas de mettre en place un nivellement
total au sein de la République mais de
donner des signes dengagement aux populations
qui veulent aller de lavant. Jai toute
confiance dans le fait que, conformément
à la Constitution, la loi pourra confirmer
les décisions des collectivités qui
souhaitent prendre des initiatives en ce domaine.
La décentralisation ne consiste pas à
empêcher ceux qui le souhaitent daller
de lavant. LAlsace, pour être
à lest du pays, ne franchira pas la
frontière du Rhin.
Pour finir,
monsieur le rapporteur, monsieur le ministre, je
vous remercie de lintérêt que
vous voudrez bien porter à mon amendement.
Sil devait être amélioré,
jen serais heureux. Sachez que larticle
13 bis est, à nos yeux, un indispensable
signal dencouragement pour ceux qui
souhaitent renforcer la décentralisation en
alliant simplification, logique de proximité
et efficacité.
M. le
président. Quel est l'avis de la
commission ?
M. Dominique
Perben, rapporteur. La commission a émis
un avis défavorable. Le texte quelle a
voté, monsieur Maurer, donne satisfaction
à celles et ceux qui, dans votre
région ou dans dautres, souhaiteraient
procéder à la fusion entre
région et départements qui la
composent. Votre amendement ne me paraît rien
ajouter à la rédaction de
larticle.
De surcroît,
il pose des problèmes constitutionnels, eu
égard notamment à larticle 72
de la Constitution. Vous évoquez un
référendum local décisionnel,
lequel est impossible lorsquil sagit
dune compétence de lÉtat.
De même, vous suggérez que les
compétences de la collectivité qui
résulterait de la fusion soient autres que
celles de la région et des
départements, ce qui est aussi impossible
car cela impliquerait un changement de
cadre.
Pour toutes ces
raisons, je vous demanderai de bien vouloir retirer
votre amendement, monsieur Maurer.
M. le
président. Quel est l'avis du
Gouvernement ?
M. Michel Mercier,
ministre de l'espace rural. Monsieur Maurer, je
comprends très bien le but que vous visez en
défendant cet amendement. Je partage
néanmoins le sentiment du rapporteur :
certaines de ses dispositions sont contraires
à larticle 72 de la
Constitution.
Larticle 13
bis a été rédigé pour
satisfaire les mêmes objectifs que ceux que
vous défendez, tout en étant conforme
à la Constitution. En conséquence, je
vous suggère, puisque vous avez
satisfaction, de retirer votre amendement, et je
vous souhaite bonne chance pour la
suite.
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer.
M. Jean-Philippe
Maurer. Au bénéfice des
explications qui mont été
fournies, sachant que nous poursuivons tous le
même objectif,
M. Bernard
Derosier. Il a son oreiller ; il se couche
!
M. Michel
Ménard. Il na pourtant rien obtenu
!
M. Jean-Philippe
Maurer. je retire mon
amendement.
(L'amendement
n° 17 est retiré.)
Question
N° : 78649
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
publiée au JO le : 11/05/2010 page :
5191 Réponse publiée au JO le :
26/10/2010 page : 11648 Date de changement d'attribution :
06/07/2010
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé du
logement et de l'urbanisme sur les « plans de
sauvegarde et de mise en valeur » (PSMV). En
effet, un PSMV protège un secteur dit «
sauvegardé » qui est une zone urbaine
soumise à des règles
particulières en raison de son «
caractère historique, esthétique ou
de nature à justifier la conservation, la
restauration et la mise en valeur de tout ou partie
d'un ensemble d'immeubles bâtis ou non »
(code de l'urbanisme, art. L. 313-1). Ainsi, par
exemple, le PSMV de Strasbourg, approuvé par
décret en conseil d'État du 1er
février 1985 et dont la révision a
été approuvée par
arrêté préfectoral du 8 juin
2009, établi conjointement par l'État
et la communauté urbaine de Strasbourg,
prévoit plusieurs zones avec des obligations
urbanistiques plus ou moins contraignantes. Or ces
obligations, si légitimes soient-elles,
impliquent pour les propriétaires des
coûts de (re)constructions,
d'aménagement ou de remise en état
plus élevés que pour des travaux dans
une zone non protégée. Aussi,
aimerait-il connaître les différentes
aides, incitations et autres outils financiers ou
fiscaux qui permettent d'aider les
propriétaires à supporter les
coûts induits par la
réglementation.
Texte de
la réponse
S'il existe de
façon générale une
différence de coût entre les travaux
d'une construction neuve et ceux de la
réhabilitation d'un bâti ancien, il
n'est pas établi que la restauration du
bâti ancien dans les secteurs
sauvegardés soit plus chère que dans
d'autres centres anciens qui ne
bénéficient pas de protection au
titre du patrimoine. Les travaux en espaces
protégés peuvent
bénéficier de subventions de la part
de l'État et de la part de l'Agence
nationale pour l'amélioration de l'habitat
(Anah), dans le cadre d'une opération de
restauration immobilière. Enfin, pour les
propriétaires-bailleurs, la fiscalité
dite Malraux permet d'imputer en réduction
de l'impôt sur le revenu une partie des
dépenses de travaux de restauration. Ces
différentes mesures sont de nature à
alléger les coûts de travaux de
réhabilitation de l'habitat ancien et donc
de satisfaire l'objectif d'intérêt
général de conservation et de mise en
valeur du patrimoine bâti ancien.
APPEL
12 mai 2010 -
présenté par M.Claude
Goasguen,
Pour un code de
lenfance au bénéfice de
la société
EXPOSE DES
MOTIFS
La
délinquance juvénile est une
réalité incontestable. Si l'on peut
diverger sur son ampleur, on ne peut pas nier
quelle existe de manière plus forte
qu'il y a un demi-siècle. La violence
quelle revêt parfois est une
préoccupation majeure. Des adaptations
juridiques du droit pénal des enfants
peuvent simposer, mais il est difficile
dimaginer que par une simple réforme
du droit pénal, il sera possible
d'éradiquer ce processus et combattre la
récidive.
Éviter que
des enfants ne deviennent délinquants, faire
en sorte que ceux qui le sont un jour ne le
demeurent pas suppose une politique ambitieuse.
Rien ne saurait justifier les passages à
l'acte. Toutefois poser des interdits et en
sanctionner la violation na jamais suffi et
suffira encore moins demain. Plus quun code
de justice pénale pour les mineurs,
cest bien dun code de lenfance
dont nous avons besoin qui parte de
lobservation désormais partagée
que lenfant, dès sa naissance, est une
personne.
Plus que jamais, il
nous faut faire en sorte d'accueillir les enfants
du mieux possible et créer un environnement
favorable à leur développement. Les
responsabilités sur lenfant doivent
être nettement identifiées, un appui
public doit être apporté très
tôt aux familles par-delà les
allocations familiales. La France doit retrouver
une politique familiale forte dont lobjectif
sera de garantir à tout enfant le droit
dêtre élevé et
éduqué en famille. Car l'enfant qui
bénéficie de la protection familiale
acquiert le sens du respect de la loi et
intègre l'enjeu de
l'autorité.
Il nous faut
également veiller à réunir les
conditions de vie matérielles
décentes qui permettent aux enfants de
France de se développer harmonieusement et
de sinscrire complètement dans la
société.
Les enfants,
cest-à-dire les personnes de moins de
18 ans, ont des droits et des devoirs. Tous les
enfants. Il ny a pas dun
côté « lenfant » qui a
des droits, notamment celui dêtre
protégé, et de lautre « le
mineur » qui doit rendre des comptes sur ses
actes.
Tous ont le droit
fondamental de sinscrire dans une famille,
dêtre élevés par leurs
parents ou par des adultes appelés à
devenir leurs parents. Tous ont droit à une
identité, à une autorité
parentale, à léducation,
à laccès aux soins, aux
loisirs, au logement.
Tous ces droits
sont déjà reconnus à travers
une multitude de textes. De facto, il existe
déjà un statut de lenfance que
vient conforter la Convention internationale sur
les droits de lenfant ratifiée par la
France en août 1990.
Rassembler tous ces
textes partiels dans un seul et même code
permettra de conforter ce statut. Les droits de
lenfant seront explicites. Ses devoirs
aussi.
Le volet
responsabilité trouvera toute sa place dans
le code de lenfance, notamment la
responsabilité de lenfant sur ses
actes. Sil viole la loi, il sexpose
alors à devoir engager sa
responsabilité pénale, civile,
disciplinaire et morale, au regard de lacte
commis et de sa personnalité. Le code
permettra aussi de clarifier les
responsabilités quont vis à vis
de lenfant les personnes physiques (parents
et autres adultes de référence) et
les personnes morales publiques (Etats et
collectivités locales) ou privées
(associations) qui en ont la charge.
« De tes
droits découlent tes devoirs ! »
pourra-t-on affirmer à lenfant,
sachant que des droits, comme celui
dêtre respecté dans son
intimité physique, ne sont gagés par
aucun devoir.
Un pays comme la
France ne peut pas se positionner en défense
contre ses enfants. Elle sera dautant plus
légitime à sanctionner leurs
dérapages quelle aura
créé les conditions de leur insertion
sociale. La société au final
nen sera que mieux
protégée.
La
possibilité s'offre à nous de tracer
une nouvelle fois une voie que dautres pays
pourraient suivre.
Cela suppose de
quitter la posture de crispation ou de jugement
moral aujourdhui trop souvent
adoptée.
Cela suppose
davoir du souffle et de sinscrire
délibérément dans la
durée, de mettre en cohérence les
efforts déployés dans ce sens par la
puissance publique française.
Cela implique une
démarche de consensus que notre pays sait
adopter quant il sagit de grandes causes
nationale. Lenfance et la paix sociale en
sont.
Au code de justice
pénale pour les mineurs, osons substituer un
code de lenfance.
Cest
lappel que nous lançons à
lorée de ce XXI°
siècle.
Claude
Goasguen, Ancien ministre,
député-maire du 16ème
arrondissement
Jean-Pierre Rosenczveig, Président du
Tribunal pour enfants de Bobigny
Question
N° : 77118
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Santé et
sports
Ministère
attributaire > Travail, solidarité
et fonction publique
Rubrique
> retraites : fonctionnaires civils et
militaires
Tête
d'analyse > calcul
Analyse
> handicapés. majoration de pension.
réglementation
Question
publiée au JO le : 20/04/2010 page :
4438 - Date de changement d'attribution :
11/05/2010
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur les conditions
particulières de la majoration de pension
accordée aux fonctionnaires
handicapés pour l'effort effectué en
tant que travailleurs handicapés. En effet,
en vertu de la loi n° 2006-737 du 27 juin
2006, cette dernière peut être
accordée si les conditions
d'appréciation du handicap prévues
dans la lettre ministérielle du 20
février 2006 sont acquises. Or, dans le cas
bien particulier de ce qui est
dénommée une « maladie
surajoutée », c'est-à-dire
contractée en fin de carrière par le
travailleur handicapé et rajoutant en cela
un handicap, la CNRACL, malgré les
simulations positives et les critères
remplis et reconnus comme tels, ne donne pas droit
à la majoration. Il lui demande donc de lui
indiquer si son analyse est exacte et, si cela est
le cas, s'il envisage de faire évoluer les
textes en faveur de la prise en compte de cette
« maladie surajoutée » pour tous
les fonctionnaires handicapés qui se voient
pénalisés par la suppression de cette
majoration pour handicapés.
Texte de
la réponse
La loi n°
2006-737 du 27 juin 2006, qui a modifié le
second alinéa du 5° du I de l'article
L. 24 du code des pensions civiles et militaires de
retraite, a instauré une majoration de
pension pour les fonctionnaires handicapés
qui remplissent les conditions d'incapacité
permanente et de durée d'assurance (tout ou
partie de celle-ci ayant donné lieu à
versement de retenues pour pensions) leur
permettant de bénéficier du
dispositif de départ anticipé en
retraite défini au premier alinéa du
5° du I de ce même article L. 24.
L'article R. 33 bis du code des pensions civiles et
militaires de retraite précise les
conditions dans lesquelles la majoration de pension
est accordée à ces fonctionnaires
handicapés. Son I prévoit que le taux
de la majoration de pension est fixé
à un tiers du quotient obtenu en divisant la
durée des services pris en compte dans la
constitution du droit à pension, et durant
laquelle l'intéressé était
atteint d'une incapacité permanente au moins
égale à 80 %, par la durée des
services et bonifications admise en liquidation. La
circulaire de la fonction publique n° 2134 du
16 mars 2007 relative à la retraite
anticipée et à la majoration de
pension des fonctionnaires et des ouvriers de
l'État handicapés détaille les
modalités d'application des dispositions
introduites par la loi du 27 juin 2006
susmentionnée. Elle est consultable à
l'adresse Internet suivante http
://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2009/05/cir_26247.pdf.
En conséquence, l'évolution du taux
d'incapacité permanente en fin de
carrière résultant d'une «
maladie surajoutée » ne peut avoir pour
effet d'ouvrir le droit à cette majoration
de pension et de relever son taux si le
fonctionnaire concerné ne remplissait pas
antérieurement les conditions
exigées. Aucun projet tendant à
modifier ces règles n'est actuellement
à l'étude. Toutefois, le Gouvernement
souhaite engager une réflexion sur la
procédure de reclassement des agents
reconnus inaptes à l'exercice de leurs
fonctions. À cet effet, il remettra un
rapport au Parlement comme prévu par
l'article 47 de la loi du 9 novembre 2010 portant
réforme des retraites. Cette
réflexion s'accompagnera d'un examen de
l'ensemble des dispositifs de retraite prenant en
compte le handicap et l'invalidité. Il
pourrait être envisagé dans ce cadre
de faire évoluer certains aspects de ces
dispositifs.
Question
N° : 77067
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Travail,
solidarité et fonction
publique
Ministère
attributaire > Travail, solidarité
et fonction publique
Rubrique
> prestations familiales
Tête
d'analyse > CAF
Analyse
> fonctionnement. moyens
Question
publiée au JO le : 20/04/2010 page :
4449 Réponse publiée au JO le :
10/08/2010 page : 8951
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre du
travail, de la solidarité et de la fonction
publique sur la situation du réseau des
caisses d'allocations familiales, en particulier
sur la situation de la CAF du Bas-Rhin. Celle-ci a
constaté une augmentation de 16 % des
courriers traités, d'appels
téléphoniques (37 %), des visites (23
%) et de la consultation du site Internet de 63 %
en 2009. Malgré cette augmentation
importante, les services et le personnel de la CAF
font le maximum pour garantir le niveau de
qualité. Or, d'après la convention
d'objectifs et de gestion signée en 2009
entre la caisse nationale d'allocations familiales
et l'État, il est prévu que les
effectifs devraient être réduits
à partir de 2010. Au regard des effets de la
crise économique, la demande sociale s'est
visiblement accrue. Aussi, le président de
la CNAF a-t-il demandé la mise en oeuvre de
la clause de revoyure prévue à
l'article 35 de la convention afin de
répondre efficacement à ces
difficultés de traitement des dossiers. Il
aimerait connaître sa position sur cette
demande.
Texte de
la réponse
Le ministre du
travail, de la solidarité et de la fonction
publique a pris connaissance avec
intérêt de la question relative
à l'accroissement de la charge de travail
des caisses d'allocations familiales (CAF). La
situation des CAF est suivie avec beaucoup de
vigilance. Fin 2008-début 2009, la charge
d'activités des CAF a, en effet, connu une
hausse sensible. Les raisons de cet accroissement
de charge d'activité sont multiples. La mise
en oeuvre de la politique de maîtrise des
risques a pesé sur la fin de l'année
2008, avec la certification des Numéros
d'inscription au répertoire (NIR) de tous
les allocataires et leurs ayants droit. La
réforme de la déclaration de
ressources mise en oeuvre pour la première
fois en 2008 a également
généré une charge
d'activité importante sur la fin de
l'année. Enfin, début 2009, les CAF
ont été confrontées à
un dysfonctionnement du système
d'information de la Caisse nationale des
allocations familiales (CNAF) qui ne leur
permettait pas de recevoir la totalité des
informations relatives aux
bénéficiaires d'allocation logement.
Dès les premiers signes de
difficulté, en 2008, le Gouvernement a
demandé à la CNAF un diagnostic
précis des causes de ces dernières et
la conduited'une réflexion pour
déterminer les procédures à
alléger. La CNAF a, en outre,
renforcé les mesures de soutien et
d'entraide des CAF, notamment par la mise en place
des ateliers de régulation des charges
intercaisses. et si la mise en oeuvre du RSA a
constitué une charge supplémentaire
pour les CAF, elle a été
compensée, de façon anticipée,
par l'octroi dès décembre 2008 puis
dans la convention d'objectifs et de gestion,
conclue entre l'État et la CNAF le 9 avril
2009, de 1 257 postes supplémentaires. Ces
nouveaux agents seront totalement
opérationnels à partir de juin compte
tenu des délais nécessaires de
formation. L'État vient en outre d'autoriser
le recrutement de 400 emplois à durée
déterminée qui seront
fléchés sur l'accueil
téléphonique de premier niveau pour
permettre aux CAF de se décharger d'une
partie de leurs missions. Le Gouvernement est
conscient des missions nouvelles confiées
aux CAF et s'attache à anticiper les
conséquences que celles-ci peuvent avoir sur
les conditions de travail des caisses. Il est
néanmoins attaché à ce que les
CAF participent à l'amélioration de
l'efficience du service public, notamment par des
efforts de mutualisation et de rapprochement des
performances de gestion des caisses du
réseau. En tout état de cause, la
qualité de service reste à un niveau
élevé. Ainsi, à la fin de
l'année 2009, la quantité de dossiers
à traiter ne représentait que six
jours d'activité en moyenne et 85 des
dossiers sont à nouveau traités en
moins de quinze jours.
Question
N° : 77041
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Économie,
industrie et emploi
Ministère
attributaire > Économie, industrie
et emploi
Rubrique
> personnes
âgées
Tête
d'analyse > établissements
d'accueil
Analyse
> EHPAD. tarifs. fixation
Question
publiée au JO le : 20/04/2010 page :
4393 Réponse publiée au JO le :
08/06/2010 page : 6336
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la ministre de
l'économie, de l'industrie et de l'emploi
sur le contrôle des tarifs pratiqués
dans les maisons de retraite hébergeant les
personnes âgées dépendantes.
Plusieurs textes législatifs ont, en effet,
permis d'aménager ces tarifs afin de
réduire la part restant à la charge
des pensionnaires. Il s'agit : de l'article 86 de
la loi du 21 décembre 2006 de financement de
la sécurité sociale pour 2007 (prise
en charge des intérêts d'emprunt par
l'assurance maladie dans les établissements
habilités à l'aide sociale) ; de
l'article 45 de la loi du 5 mars 2007 instituant le
droit au logement opposable (instauration d'une TVA
à 5,5 % pour les opérations de
construction ou de rénovation dans les
établissements à but non lucratif) ;
et de l'article 69 de la loi du 19 décembre
2007 de financement de la sécurité
sociale pour 2008 qui autorise la Caisse nationale
de solidarité pour l'autonomie à
financer des aides à l'investissement sur
ses réserves. Or ces textes ne s'appliquent,
semble-t-il, qu'uniquement aux opérations de
construction ou rénovation. Il souhaiterait
donc savoir si le Gouvernement entend par ailleurs
revoir la tarification en hébergement pour
réduire le coût à la charge des
familles dans les anciens
établissements.
Texte de
la réponse
La direction
générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF) est très vigilante sur la
protection économique des personnes
vulnérables. En ce qui concerne plus
particulièrement les établissements
hébergeant des personnes âgées
(EHPA), depuis la loi n° 90-600 du 6 juillet
1990, codifiée aux articles L. 342-1 et
suivants du code de l'action sociale et des
familles (CASF), la DGCCRF est compétente
pour faire respecter le droit des usagers en
matière de formalisme du contrat et
d'évolution des prix dans les structures non
habilitées à recevoir des
bénéficiaires de l'aide sociale. Elle
veille, par ailleurs, au respect des règles
traditionnelles de protection du consommateur
(information du consommateur, publicité des
prix, remise de note). Depuis la loi 2002
rénovant l'action sociale et
médicosociale, elle vérifie
également que le livret d'accueil
obligatoire est bien remis aux résidents
entrant en établissement et que le conseil
de la vie sociale existe au sein de chaque
structure. Les services de la DGCCRF effectuent une
enquête chaque année dans ce secteur.
Les dépenses des établissements
accueillant des personnes âgées
dépendantes sont éclatées en
trois pôles : l'hébergement, la
dépendance, les soins. Seuls les deux
premiers postes de dépense, exprimés
à la journée, doivent figurer sur les
notes remises aux résidents. Les soins sont
pris en charge dans le cadre d'un forfait
versé aux établissements par
l'assurance maladie. Les tarifs dépendance
de chaque établissement sont fixés
par le président du conseil
général (le conseil
général fixe, pour chaque
établissement, trois tarifs correspondant
aux trois niveaux possibles de perte d'autonomie
des résidents). Les usagers payent la part
non couverte par l'allocation personnalisée
d'autonomie qui leur est versée. Les
services de la DGCCRF n'ont pas vocation à
contrôler le montant des tarifs
dépendance. En revanche, ils veillent
à ce que leurs montants soient
affichés sur les lieux d'accueil du public,
dans tous les établissements,
conformément à l'article L. 113-3 du
code de la consommation. Le tarif journalier de
l'hébergement dans les établissements
que la DGCCRF a la charge de contrôler
(listés à l'article L. 342-1 du code
de l'action sociale et des familles) -
essentiellement les établissements non
habilités à recevoir des
bénéficiaires de l'aide sociale - est
libre à l'entrée dans la structure.
Son évolution annuelle est ensuite
encadrée par un arrêté du
ministre de l'économie. Cet
arrêté s'attache à concilier
deux exigences : il doit correspondre à
l'évolution des charges supportées
par l'exploitant, pour que le contrat conclu
à l'origine reste équilibré ;
il doit tenir compte de l'évolution des
ressources des personnes âgées
hébergées pour éviter des
hausses qu'elles ne pourraient assumer. Les
évolutions autorisées ont
été de 2,4 % en 2007, 2,2 % en 2008,
3 % en 2009 et 1 % en 2010. Cette enquête a
montré que le taux d'augmentation
accordé pour 2010 est globalement
respecté mais fait apparaître que le
périmètre du tarif
d'hébergement (tel que défini
à l'article R. 314-159 du code de l'action
sociale et des familles) donne parfois lieu
à des interprétations
défavorables aux résidents. À
titre d'exemples, l'inclusion de la prestation de
blanchisserie et la fourniture de produits
d'hygiène dépendent des
établissements. À cet égard,
la loi de financement de la sécurité
sociale pour 2010 prévoit qu'un
décret déterminera le contenu des
tarifs journaliers afférant aux prestations
relatives à l'hébergement. Elle
indique, par ailleurs, que les prestations
complémentaires librement acceptées
et acquittées par les résidents
constitueront des suppléments aux tarifs
journaliers afférant à
l'hébergement. Les tarifs de ces
suppléments devront être
communiqués aux titulaires d'un contrat de
séjour ou à leurs
représentants et portés à la
connaissance du président du conseil
général et du public dans des
conditions fixées par décret. Les
enquêteurs de la DGCCRF sont également
très attentifs aux contrats remis aux
résidents. Outre le formalisme exigé
par le code de l'action sociale et des familles,
ils vérifient que ces documents ne
renferment pas de clauses illégales. Ils
rappellent, en outre, chaque fois que
nécessaire, les recommandations que la
commission des clauses abusives a formulées
pour ce secteur d'activité, notamment celles
relatives aux dispositions qui peuvent laisser un
montant important à la charge des familles.
Ce travail pédagogique de longue haleine,
compte tenu du nombre d'établissements
concernés, porte progressivement ses fruits.
La fragilité du public en cause a conduit
à inscrire à nouveau le secteur des
EHPA dans le programme national d'enquêtes
pour 2010.
Question
N° : 77022
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Intérieur,
outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère
attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités
territoriales
Rubrique
> ministères et secrétariats
d'État
Tête
d'analyse > intérieur, outre-mer et
collectivités territoriales : structures
administratives
Question
publiée au JO le : 20/04/2010 page :
4418 Réponse publiée au JO le :
15/06/2010 page : 6708
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur les
inquiétudes des bénévoles de
la protection civile. Relayés par la
fédération nationale de la protection
civile, ils s'inquiètent de la dissolution
prochaine du bureau du volontariat des associations
et des réserves communales de la
sous-direction des sapeurs-pompiers qui marquent,
selon eux, une étape vers la
professionnalisation de la protection civile au
détriment des actions de proximité et
du délai de réponse qui sont
déterminants dans la plupart des cas. Il
aimerait connaître sa position dans ce
domaine.
Texte de
la réponse
Les volontaires
des associations agréées jouent un
rôle essentiel dans le dispositif de
sécurité civile. Ils
représentent un engagement citoyen reconnu
et valorisé dans les territoires et sont en
capacité de répondre et d'apporter
leur concours, à titre
complémentaire, des moyens des services de
secours publics, dans le cadre des besoins
spécifiques ou des circonstances
exceptionnelles auxquelles la population de notre
pays peut être exposée. La loi de
modernisation de la sécurité civile a
confié à l'État un rôle
de garant de la cohérence nationale de la
sécurité civile. À ce titre,
l'ensemble des acteurs du secours, qu'il s'agisse
des services d'incendie et de secours ou des
associations agréées de
sécurité civile, voient leur doctrine
d'emploi définie par la direction de la
sécurité civile. Son organisation
actuelle conduit à confier le suivi du monde
associatif à deux sous-directions : la
sous-direction des sapeurs-pompiers et des acteurs
du secours pour ce qui est de la définition
de la doctrine et du secourisme et la
sous-direction de la gestion des risques quand il
s'agit de faire appel opérationnellement aux
associations. En outre, la gestion des subventions
aux associations est partagée entre ces deux
sous-directions. Il apparaît dès lors
souhaitable, dans un souci de clarification
à l'égard des associations, d'unifier
leur gestion au sein de la seule sous-direction de
la gestion des risques. S'agissant du secourisme
qui constitue un outil commun à l'ensemble
des acteurs du secours, qu'ils soient associatifs
ou sapeurs-pompiers, l'unicité de sa
gestion, adossée à l'Observatoire
national du secourisme, resterait rattachée
à la sous-direction des sapeurs-pompiers et
des acteurs du secours. Ces réorganisations
fonctionnelles et organisationnelles à
l'étude permettront ainsi une meilleure
prise en compte des spécificités des
associations. L'implication forte de la direction
de la sécurité civile auprès
du monde associatif, dans toutes ses composantes,
locales, comme nationale, reste donc pleinement
d'actualité.
Question
N° : 76569
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Commerce, artisanat,
pme,tourisme, services et
consommation
Ministère
attributaire > Commerce, artisanat,
pme,tourisme, services et
consommation
Rubrique
>
télécommunications
Tête
d'analyse >
téléphone
Analyse
> opérateurs. pratiques
commerciales
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4137 Réponse publiée au JO le :
14/09/2010 page : 9975
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé du
commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes
entreprises, du tourisme, des services et de la
consommation sur les campagnes publicitaires des
opérateurs de téléphonie
mobile. Les offres commerciales décrivent
des abonnements Internet pour
téléphone portable comme
"illimités". Or, ils ne le sont que pour la
durée de connexion. La quantité de
données échangées, elle, est
strictement limitée et tout
dépassement se répercute sur la
facture. Le système d'alerte, censé
prévenir les utilisateurs en cas de fort
dépassement, ne fonctionne pas. Cette
présentation induit le consommateur dans
l'erreur. Il aimerait donc connaître les
mesures qu'il compte prendre pour éviter les
litiges qui ne manqueront pas d'augmenter dans les
prochaines semaines.
Texte de
la réponse
Les services
d'Internet mobile connaissent une forte croissance.
Le seuil des 2 millions d'utilisateurs de
clés 3G a été
dépassé en 2009. Les nouvelles
générations de systèmes
mobiles enrichissent l'offre de services de
mobilité grâce à l'introduction
de nouvelles capacités, telles que la
transmission de données à haut
débit. Les connexions Internet en
mobilité depuis l'étranger donnant
lieu à des tarifs beaucoup plus
élevés qu'au plan national, le
règlement communautaire n° 544-2009 du
18 juin 2009 a prévu des dispositifs
spécifiques d'alerte et de blocage de
facturation afin de prévenir le risque de
« chocs de facturation ». Outre les
communications internationales, les chocs de
facturation peuvent également
résulter du téléchargement
d'un volume très élevé de
données dans le cadre d'une consommation
hors forfait. C'est pourquoi, en avril 2009, le
secrétaire d'État en charge de la
consommation a demandé aux opérateurs
de téléphonie mobile français
de mettre en place au niveau national des
dispositifs visant à prévenir de
telles dérives. À la suite de cette
démarche, les systèmes d'alerte ont
été généralisés.
En outre, en fonction des caractéristiques
de leurs offres et de leur infrastructure
technico-commerciale, des opérateurs ont
instauré des plafonnements automatiques de
consommation en deçà d'un seuil de
dépense. Depuis lors, il n'a pas
été constaté de chocs de
facturation sur le marché national.
Toutefois les services de l'État restent
vigilants sur ce point. Se pose, en outre, la
question de la lisibilité tarifaire des
offres d'Internet mobile. Celle-ci fait l'objet
d'une réflexion approfondie et d'un dialogue
constructif entre associations de consommateurs et
opérateurs au sein d'un groupe de travail du
Conseil national de la consommation (CNC). Les
différents types d'offres d'Internet mobile
soulèvent des questions de nature
différente. Ainsi, les offres dites
illimitées comprennent des mentions
rectificatives (réduction du débit
au-delà d'un seuil de
téléchargement) dont la clarté
de présentation a pu être jugée
perfectible. Quant aux offres non illimitées
(offres « à la session »), la
structure tarifaire de certaines d'entre elles est
apparue assez complexe et susceptible de poser des
problèmes de compréhension.
L'étroite concertation menée dans le
cadre du CNC a déjà permis
d'engranger des premiers résultats positifs,
dans le sens d'une simplification et d'une
clarification des offres. Ces travaux se
poursuivront au second semestre 2010 en vue de
définir un ensemble de bonnes pratiques
ainsi qu'un support pédagogique à
l'attention des consommateurs. Les services de
l'État et les opérateurs
économiques sont donc mobilisés pour
créer, en liaison avec les associations de
consommateurs, un climat de confiance propice au
développement de ces nouveaux
services.
Question
N° : 76541
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Commerce, artisanat,
pme,tourisme, services et
consommation
Ministère
attributaire > Commerce, artisanat,
pme,tourisme, services et
consommation
Rubrique
> services
Tête
d'analyse > ramonage
Analyse
> formation
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4137 Réponse publiée au JO le :
25/05/2010 page : 5743
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé du
commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes
entreprises, du tourisme, des services et de la
consommation sur l'inquiétude de la
corporation des maîtres ramoneurs du
Haut-Rhin sur l'existence d'un certificat de
qualification professionnelle (CQP) de niveau 5
dans le métier du ramonage et de la
fumisterie. En effet, la profession, en
collaboration avec la chambre des métiers
d'Alsace a élaboré une filière
complète comprenant notamment le certificat
technique des métiers (niveau 5) dont la
formation dure près de 2 ans, ces deux
années sont à comparer aux 3 semaines
qui permettent d'acquérir un titre de CQP.
Il serait paradoxal que ce nouveau type de
certificat brise l'élan d'une
professionnalisation encore accrue de la formation
de ces métiers, sans compter les
légitimes interrogations sur risque de
sécurité liée à une
formation réduite. Il aimerait
connaître son analyse et les mesures qu'il
compte prendre pour assurer la qualité des
formations validées par les professionnels
du secteur eux-mêmes.
Texte de
la réponse
L'arrêté
du 6 février 2008 (NOR : ECED 0801769A) a
enregistré deux certifications de
ramoneur-fumiste au répertoire national des
certifications professionnelles (RNCP). Il s'agit,
d'une part, d'un certificat de qualification
professionnelle (CQP) de ramoneur-fumiste,
enregistré sans indication de niveau, qui ne
permet pas de justifier de la qualification
professionnelle requise pour superviser
l'activité d'une entreprise
spécialisée dans le ramonage dans la
mesure où la loi n° 96-603 du 5 juillet
1996 et son décret d'application n°
98-246 du 2 avril 1998 prévoient que seuls
les diplômes ou titres d'un " niveau
égal ou supérieur " à celui du
CAP (diplôme de niveau V) peuvent être
pris en compte. D'autre part, l'arrêté
du 6 février 2008 a enregistré au
RNCP un titre de ramoneur-fumiste
délivré par le Centre d'études
et de formation pour le génie climatique et
l'équipement technique du bâtiment
(COSTIC) et qui sanctionne trois semaines de
formation. Ce titre, enregistré au niveau V,
permet à son titulaire de justifier de la
qualification requise par la loi du 5 juillet 1996
pour l'activité de ramonage. La durée
de formation ne figure pas au nombre des
critères pris en compte pour
l'enregistrement d'une certification à un
niveau V. En effet, étant susceptible de
varier fortement en fonction des prérequis
de la formation (expérience professionnelle
ou niveau d'études préalable
exigé), elle ne peut constituer un
indicateur en soi. De plus, la loi de modernisation
sociale du 17 janvier 2002 a instauré un
droit à l'accès à tous les
titres enregistrés au RNCP par la validation
des acquis de l'expérience professionnelle
(VAE). Tous les titres et diplômes
enregistrés sont donc (sauf cas très
précis et très rares) accessibles
sans qu'aucune formation ne soit dispensée,
en faisant valoir et reconnaître son
expérience professionnelle. Dans ces
conditions, le titre de ramoneur-fumiste
délivré par le COSTIC et
enregistré à un niveau V par
l'arrêté du 6 février 2008
permet bien à son titulaire d'attester la
qualification professionnelle nécessaire
pour superviser l'activité de
ramonage
Question
N° : 76444
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Famille et
solidarité
Ministère
attributaire > Famille et
solidarité
Rubrique>
prestations familiales
Tête
d'analyse > conditions
d'attribution
Analyse
> couples divorcés
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4163 Réponse publiée au JO le :
24/08/2010 page : 9312
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la
secrétaire d'État chargée de
la famille et de la solidarité sur la
question de l'attribution des prestations
familiales aux parents divorcés ayant
opté pour la garde alternée. La loi
de financement de la sécurité sociale
pour 2007 et le décret n° 2007 du 13
avril 2007 prévoient, depuis le 1er mai
2007, le partage des allocations familiales entre
parents séparés ou divorcés
dont les enfants font l'objet d'une mesure de
résidence alternée, telle que
prévue par la loi n° 2002-305 du 4 mars
2002 relative à l'autorité parentale.
Ces textes permettent, pour ce qui concerne le
versement des allocations familiales uniquement, de
déroger à la règle de
l'allocataire unique qui prévalait
jusqu'alors pour toutes les prestations servies par
les caisses d'allocations familiales. Or, en
l'état actuel de la législation, les
autres prestations familiales, notamment la
prestation d'accueil du jeune enfant et les
allocations logement, ne peuvent être
partagées entre les deux parents dont
l'enfant fait l'objet d'une mesure de
résidence alternée. L'enfant doit en
effet obligatoirement être rattaché
à l'un ou à l'autre de ses parents,
désigné comme allocataire,
indépendamment du temps qu'il passe
réellement auprès d'eux. Le fait que
le dispositif ne prévoit pas que toutes les
allocations soient partagées aurait par
ailleurs tendance à faire naître des
conflits entre parents jusqu'alors inexistants. Il
aimerait donc connaître les projets du
Gouvernement qui permettrait d'unifier et de
simplifier le dispositif, ce qui le rendrait plus
lisible et plus juste pour les 22 175 foyers
concernés en France.
Texte de
la réponse
La
secrétaire d'État chargée de
la famille et de la solidarité a pris
connaissance avec intérêt de la
question relative aux conditions de partage des
allocations familiales en cas de divorce. Le
décret n° 2007-550 du 13 avril 2007
relatif aux modalités de calcul et de
partage des allocations familiales en cas de
résidence alternée des enfants au
domicile de chacun des parents et modifiant le code
de la sécurité sociale (pris en
application de l'article 124 de la loi de
financement de la sécurité sociale
pour 2007) précise selon quelles
modalités doivent se faire, d'une part, la
désignation de l'allocataire et, d'autre
part, le calcul et le partage des allocations
familiales. Deux situations sont prévues,
selon que les parents sont d'accord ou non entre
eux sur la désignation de l'allocataire : en
cas d'accord des parents sur la désignation
de l'un d'entre eux comme allocataire unique, un
seul parent percevra la totalité des
allocations familiales ; en cas de désaccord
sur la désignation d'un allocataire unique
ou en cas d'accord des parents sur un partage des
allocations, les deux parents sont allocataires et
la charge de l'enfant sera partagée entre
eux. Dans le deuxième cas, la situation de
chaque foyer est examinée de façon
distincte et le droit aux allocations familiales
est proratisé en fonction du mode de
résidence (alternée ou non). Les
modalités de calcul et de partage des
allocations familiales et des majorations
familiales sont précisées, notamment
par les dispositions de l'article R. 521-3 du code
de la sécurité sociale qui
définit que : « Le nombre moyen
d'enfants, pour chaque foyer, est obtenu en faisant
la somme du nombre d'enfants à charge dans
les conditions suivantes : chaque enfant en
résidence alternée compte pour 0,5 ;
les autres enfants à charge comptent pour 1.
Le nombre total d'enfants, pour chaque foyer, est
obtenu en faisant la somme du ou des enfants en
résidence alternée et, le cas
échéant, du ou des autres enfants
à charge. » En l'absence de droit
potentiel aux allocations familiales, un parent ne
peut demander le partage des allocations familiales
compte tenu de la réglementation actuelle
qui ne prévoit le versement des allocations
familiales qu'à partir du deuxième
enfant à charge. Ainsi, le parent qui n'a
qu'un seul enfant en résidence
alternée ne peut demander le partage des
allocations familiales. En revanche, pour le parent
qui reconstitue une famille de deux enfants, dont
un enfant en résidence alternée, le
partage pourra être effectué puisque
le nombre d'enfants présents au foyer (par
exemple un enfant en résidence
alternée et un enfant à temps plein)
ouvre un droit potentiel. Par ailleurs, les parents
d'un enfant en résidence alternée
peuvent chacun bénéficier de
l'ouverture du droit au bénéfice des
aides financières individuelles d'action
sociale. Pour autant et en l'état actuel de
la législation, les autres prestations
familiales, notamment la prestation d'accueil du
jeune enfant (PAJE), ne peuvent être
partagées entre les deux parents dont
l'enfant fait l'objet d'une mesure de
résidence alternée. L'enfant doit en
effet obligatoirement être rattaché
administrativement à l'un ou à
l'autre de ses parents, désigné comme
allocataire, indépendamment du temps qu'il
passe réellement auprès d'eux. De
plus, les caisses d'allocations familiales ont
relevé plusieurs difficultés
pratiques du dispositif qui porteraient notamment
sur l'appréciation de la résidence
alternée. Le dispositif aurait par ailleurs
tendance à faire naître des conflits
entre parents jusqu'alors inexistants. Si une
extension de ce dispositif à l'ensemble des
prestations familiales n'est pas dépourvue
de pertinence dans son principe, une
évolution législative sur le sujet
n'est donc pas envisageable à court terme
compte tenu de ces difficultés. En
conséquence, le Gouvernement ne
prévoit pas de revoir les modalités
de service des allocations familiales ni de
procéder au versement de cette allocation,
notamment sous forme de bons d'achat ou de prise en
charge de frais prédéterminés
tels les frais de scolarité, de transports,
de logement ou de vacances. Enfin, concernant une
éventuelle mise en oeuvre d'un
contrôle de l'usage des allocations, celui-ci
modifierait profondément la philosophie
même des prestations familiales dans un sens
auquel le Gouvernement n'est pas favorable. Dans
ces conditions, le Gouvernement n'envisage pas de
modifier la réglementation en
vigueur.
Question
N° : 76259
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Ministère
attributaire > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4144
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre
d'État, ministre de l'écologie, de
l'énergie, du développement durable
et de la mer, en charge des technologies vertes et
des négociations sur le climat, sur les
conclusions du conseil des ministres
franco-allemand du 4 février 2010. En effet,
la France et l'Allemagne ont annoncé la
création d'un futur office franco-allemand
des énergies renouvelables en 2010. Or
l'eurodistrict Strasbourg-Ortenau, à
côté du projet de région
métropolitaine du Rhin supérieur, et
au coeur du projet de démonstration
transfrontalier à l'échelle mondiale
autour du véhicule électrique,
pourrait accueillir une telle implantation. Il
aimerait donc connaître ses projets dans ce
domaine.
Texte de
la réponse
Question
N° : 76214
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Alimentation, agriculture
et pêche
Ministère
attributaire > Alimentation, agriculture et
pêche
Rubrique
> commerce et artisanat
Tête
d'analyse > commerce
Analyse
> marges. produits alimentaires peu
transformés
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4129 Réponse publiée au JO le :
04/05/2010 page : 4951
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la
pêche sur la mise en place d'un coefficient
multiplicateur pour les aliments peu
transformés. En effet, le dispositif mis en
place depuis 2005 pour les fruits et légumes
a montré son utilité, ne serait-ce
que par le simple fait de la possibilité de
sa mise en oeuvre par les pouvoirs publics qui a
incité les distributeurs à
modérer les marges. Or, il s'avère
que dans le domaine des aliments peu
transformés, les études
pratiquées par les associations de
consommateurs ont montré que malgré
la forte baisse des prix producteurs, les prix en
rayon sont demeurés stables, ce qui fait que
les consommateurs, notamment, ceux qui ont le
pouvoir d'achat le plus faible, n'ont pu
bénéficier des fluctuations de prix
du marché. Il aimerait donc connaître
les mesures qu'il compte prendre dans ce domaine
afin de résoudre cette crise conjoncturelle
et d'anticiper sur les nouvelles qui ne manqueront
pas d'advenir.
Texte de
la réponse
La question de
l'impact des prix agricoles dans la formation des
prix alimentaires est sensible et complexe. La
volatilité croissante ces dernières
années des prix des matières
premières agricoles et la crise que
connaît aujourd'hui le monde agricole en font
aujourd'hui une question majeure. Les efforts
importants de productivité tant de
l'agriculture que de l'industrie ont permis une
baisse des prix agricoles et alimentaires depuis
des décennies. D'une manière
générale, les produits alimentaires
consommés sont de plus en plus
transformés, avec une valeur ajoutée
croissante. Cette tendance de fond, qui consiste
pour l'industrie alimentaire à créer
toujours plus de valeur, se traduit par un impact
généralement plus faible du prix de
la matière première agricole dans
celui du produit consommé. Toutefois, le
poids des produits agricoles est encore très
significatif dans l'ensemble des filières
des produits frais et certaines variations de prix
méritent des explications. Les
filières alimentaires sont nombreuses et
diversifiées : elles font intervenir
plusieurs intermédiaires et possèdent
chacune leurs spécificités.
Dès lors, l'étude des
mécanismes de formation des prix au sein de
la chaîne alimentaire doit se faire
filière par filière. C'est pourquoi
l'observatoire des prix et des marges, qui a pour
mission d'établir une plus grande
transparence dans la formation des prix, a
été doté en novembre 2008 d'un
comité de pilotage spécifique pour
les produits alimentaires. Ce comité de
pilotage a pour mission la mise en place d'outils
opérationnels de suivi et d'analyse des prix
et des marges sur l'ensemble des maillons des
filières alimentaires. Les travaux de
l'observatoire ont été publiés
tout au long de l'année 2009 sur la viande
de porc, les produits laitiers et les fruits et
légumes frais. Accessibles à tous sur
Internet, ils sont régulièrement mis
à jour. Chacun peut constater que les
courbes d'évolution des prix à chaque
stade de la filière considérée
suivent, avec certains écarts et retards
à la hausse comme à la baisse, les
variations des prix des matières
premières agricoles, pour autant que le
coût de cette matière première
ait un poids significatif dans le prix du produit
final. Par ailleurs, il convient de rappeler que
les marges observées sont des marges brutes.
L'observatoire publie en outre une ventilation de
ces marges brutes selon les charges
supportées par les entreprises. Il est
proposé de renforcer l'action de
l'observatoire des prix et des marges dans le cadre
du projet de loi de modernisation de l'agriculture
et de la pêche qui sera discuté en
2010 au Parlement. Son champ sera élargi
à l'ensemble des produits de l'agriculture,
de la pêche et de l'aquaculture et il
étudiera les coûts de production au
stade de la production agricole. Il remettra chaque
année un rapport au Parlement. Enfin,
l'article L. 611-4-2 du code rural introduit, en
périodes de crise conjoncturelle, la
possibilité d'instaurer un coefficient
multiplicateur encadrant les marges des fruits et
légumes périssables, par la
limitation du rapport entre le prix d'achat et le
prix de vente. Ce mécanisme ne garantit pas
le relèvement mécanique des prix
à la production, mais peut conduire à
une meilleure répercussion de la baisse des
prix à la production auprès du
consommateur final et favoriser ainsi
l'écoulement des marchandises et la
régulation des marchés. L'extension
du coefficient multiplicateur à l'ensemble
des produits agricoles n'a pas été
prévue jusqu'à ce jour par la
loi.
Question
N° : 76213
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Alimentation, agriculture
et pêche
Ministère
attributaire > Alimentation, agriculture et
pêche
Rubrique
> commerce et artisanat
Tête
d'analyse > commerce
Analyse
> marges. produits alimentaires peu
transformés
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4129 Réponse publiée au JO le :
04/05/2010 page : 4951
Texte de la
question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la
pêche sur la question du prix des aliments
peu transformés. En effet, alors que les
prix de nombreux produits agricoles ont
baissé d'une manière importante, les
prix en rayon des aliments peu transformés
restent stables. Il aimerait connaître les
raisons de cette absence de flexibilité des
prix.
Texte de
la réponse
La question de
l'impact des prix agricoles dans la formation des
prix alimentaires est sensible et complexe. La
volatilité croissante ces dernières
années des prix des matières
premières agricoles et la crise que
connaît aujourd'hui le monde agricole en font
aujourd'hui une question majeure. Les efforts
importants de productivité tant de
l'agriculture que de l'industrie ont permis une
baisse des prix agricoles et alimentaires depuis
des décennies. D'une manière
générale, les produits alimentaires
consommés sont de plus en plus
transformés, avec une valeur ajoutée
croissante. Cette tendance de fond, qui consiste
pour l'industrie alimentaire à créer
toujours plus de valeur, se traduit par un impact
généralement plus faible du prix de
la matière première agricole dans
celui du produit consommé. Toutefois, le
poids des produits agricoles est encore très
significatif dans l'ensemble des filières
des produits frais et certaines variations de prix
méritent des explications. Les
filières alimentaires sont nombreuses et
diversifiées : elles font intervenir
plusieurs intermédiaires et possèdent
chacune leurs spécificités.
Dès lors, l'étude des
mécanismes de formation des prix au sein de
la chaîne alimentaire doit se faire
filière par filière. C'est pourquoi
l'observatoire des prix et des marges, qui a pour
mission d'établir une plus grande
transparence dans la formation des prix, a
été doté en novembre 2008 d'un
comité de pilotage spécifique pour
les produits alimentaires. Ce comité de
pilotage a pour mission la mise en place d'outils
opérationnels de suivi et d'analyse des prix
et des marges sur l'ensemble des maillons des
filières alimentaires. Les travaux de
l'observatoire ont été publiés
tout au long de l'année 2009 sur la viande
de porc, les produits laitiers et les fruits et
légumes frais. Accessibles à tous sur
Internet, ils sont régulièrement mis
à jour. Chacun peut constater que les
courbes d'évolution des prix à chaque
stade de la filière considérée
suivent, avec certains écarts et retards
à la hausse comme à la baisse, les
variations des prix des matières
premières agricoles, pour autant que le
coût de cette matière première
ait un poids significatif dans le prix du produit
final. Par ailleurs, il convient de rappeler que
les marges observées sont des marges brutes.
L'observatoire publie en outre une ventilation de
ces marges brutes selon les charges
supportées par les entreprises. Il est
proposé de renforcer l'action de
l'observatoire des prix et des marges dans le cadre
du projet de loi de modernisation de l'agriculture
et de la pêche qui sera discuté en
2010 au Parlement. Son champ sera élargi
à l'ensemble des produits de l'agriculture,
de la pêche et de l'aquaculture et il
étudiera les coûts de production au
stade de la production agricole. Il remettra chaque
année un rapport au Parlement. Enfin,
l'article L. 611-4-2 du code rural introduit, en
périodes de crise conjoncturelle, la
possibilité d'instaurer un coefficient
multiplicateur encadrant les marges des fruits et
légumes périssables, par la
limitation du rapport entre le prix d'achat et le
prix de vente. Ce mécanisme ne garantit pas
le relèvement mécanique des prix
à la production, mais peut conduire à
une meilleure répercussion de la baisse des
prix à la production auprès du
consommateur final et favoriser ainsi
l'écoulement des marchandises et la
régulation des marchés. L'extension
du coefficient multiplicateur à l'ensemble
des produits agricoles n'a pas été
prévue jusqu'à ce jour par la
loi.
Question
N° : 76168
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Défense et anciens
combattants
Ministère
attributaire > Défense et anciens
combattants
Rubrique
> anciens combattants et victimes de
guerre
Tête
d'analyse > orphelins
Analyse
> indemnisation. champ
d'application
Question
publiée au JO le : 13/04/2010 page :
4140 Réponse publiée au JO le :
22/06/2010 page : 6942
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le
secrétaire d'État à la
défense et aux anciens combattants sur les
préoccupations exprimées par les
associations de défense des pupilles et
orphelins de la Nation. Le décret n°
2000-657 du 13 juillet 2000 et le décret
n° 2004-751 du 27 juillet 2004 ont
marqué une véritable avancée
en termes d'indemnisation. En revanche, il demeure
encore des catégories d'orphelins qui ne
peuvent bénéficier des indemnisations
décidées. Or les conclusions du
rapport qui a été demandé au
préfet honoraire Jean-Yves Audouin n'ont pas
convaincu les partenaires associatifs. De ce fait,
une commission nationale de concertation,
créée le 17 mars 2009, a
été chargée de mener une
réflexion sur ce dossier, étant
convenu que le futur décret serait
établi sur la base des travaux de cette
commission. Il semblerait que l'extension de cette
indemnisation aux enfants de victimes de crime de
guerre soit envisagée. Il souhaite donc
connaître les conclusions précises de
cette commission et, le cas échéant,
ses projets et propositions.
Texte de
la réponse
À la suite
du rapport de la commission nationale de
concertation chargée d'étudier le
dossier des orphelins de guerre, mise en place par
le Premier ministre, le Gouvernement examine les
améliorations qu'il serait possible
d'apporter à ce dispositif. Son
élargissement aux orphelins de tous les
conflits ne saurait être envisagé tant
pour des raisons de coût que de principe. En
effet, une telle généralisation
romprait totalement avec la justification
fondamentale du dispositif qui est le
caractère spécifique de la
reconnaissance des conditions d'extrême
barbarie ayant caractérisé certaines
disparitions pendant la Seconde Guerre mondiale.
Conformément à l'engagement du
Président de la République, le
Gouvernement s'attache donc à définir
la solution qui tienne le plus grand compte de
l'équité et corrige les principales
inégalités constatées, dans
l'application de la notion de victimes d'actes de
barbarie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le
dispositif juridique et financier qu'il
paraîtra possible de retenir à l'issue
de ces travaux ainsi que, le cas
échéant, ses modalités
d'application, seront soumis à l'avis des
présidents des deux
assemblées.
Compte
rendu intégral (extrait)
Deuxième
séance du mercredi 24 mars
2010
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer.
M. Jean-Philippe
Maurer. Madame la présidente, madame la
ministre, monsieur le rapporteur, mes chers
collègues, il y a urgence à
réformer le crédit à la
consommation.
Urgence, car le nombre de familles touchées
sélève à près de
750 000, soit plus de 2 millions de personnes.
Urgence, car le montant moyen de la dette finale
des surendettés en France
sélève à près de
40 000 euros, soit bien plus que chez nos voisins
belges et allemands, où le montant de ce
boulet quest le surendettement natteint
même pas la moitié de cette somme.
Urgence, enfin, car les difficultés
économiques présentes vont
accroître le nombre de personnes
surendettées.
Bien des
échanges ponctueront lexamen de ce
projet de loi. Il sagit pour nous de rendre
la meilleure copie possible car nous nallons
pas légiférer tous les ans sur ce
thème. Quoique !
Je souhaite, pour
ma part, mettre laccent sur un aspect
particulier du surendettement : lengagement
des associations qui aident les personnes et les
familles touchées à faire face
à ce problème.
Le nombre de
personnes surendettées ne cesse
daugmenter, avec les drames humains qui
sy attachent. Toute la chaîne du
travail social est ainsi mobilisée,
notamment les associations qui se sont
spécialisées dans ce domaine
particulier. Or la spécialisation
nécessite de réelles
compétences et des moyens pour les mettre en
uvre. Les activités de prêt
étant rémunératrices, il ne
semblerait pas inconsidéré
dinciter les organismes de crédit
à soutenir les associations qui prennent en
charge les personnes surendettées.
Lidéal serait même, me
semble-t-il, de leur imposer le versement
dune contribution, modeste mais obligatoire,
aux associations de lutte contre le surendettement.
Les flux financiers liés aux crédits
devraient permettre à ces organismes de
saccommoder dune telle contribution,
qui compléterait utilement les moyens
publics alloués à ces
associations.
Lengagement
de ces dernières devrait dailleurs
être mobilisé, en leur reconnaissant
une véritable place dans la formation
à la gestion budgétaire des
ménages touchés par le
surendettement, afin de favoriser ladoption
de comportements en rapport avec leur situation
financière. Les ménages inscrits au
fichier central des incidents de paiement le
FCIP devraient pouvoir
bénéficier en priorité
dune telle formation. Lassiduité
à ces stages pourrait même être
bonifiée par une réduction de la
durée dinscription au fichier. Avec
745 000 ménages dores et
déjà concernés, le besoin
existe. Une territorialisation de ces actions
correspondrait aux besoins déjà
avérés.
La mise en
uvre dune telle formation donnerait une
véritable dimension pédagogique,
éducative et constructive à ce texte.
Ainsi, lamélioration du crédit
à la consommation ne se limiterait pas aux
conditions de conclusion du contrat, mais
consisterait également à permettre
à nos concitoyens dêtre des
consommateurs avertis. Jajoute quune
telle mobilisation ne pourra avoir que des effets
positifs pour les personnes qui ne sont pas encore
considérées comme
surendettées, mais qui sapprochent
dangereusement de cette situation.
Légalité
des cocontractants reste une chimère et
toute amélioration visant à
équilibrer la relation vendeur-client ne
peut que sinscrire dans la mise en place
pérenne dune relation plus
équitable. Ainsi, la sécheresse des
pourcentages et des ratios serait
atténuée par un projet
dédification du consommateur comme
acteur et non comme sujet, qui lui offrirait le
moyen de séloigner de la spirale
infernale du surendettement.
Endiguer le flot du
surendettement, réhabiliter les familles,
moraliser le crédit à la consommation
tout en conservant le financement des acteurs
économiques que sont les ménages :
telle est lambition que doit avoir ce texte.
Le système actuel me fait malheureusement
penser à un parachute qui ne souvre
quà dix mètres du sol :
limpact est fatal. Avec ce texte, nous
gagnons quelques dizaines de mètres, mais
latterrissage sera encore rude, car
louverture du parachute restera trop tardive.
Mes chers collègues, encore un effort : dans
ce domaine, chaque anticipation sera salutaire.
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe
UMP.)
Question
N° : 72087
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Intérieur,
outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère
attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités
territoriales
Question
publiée au JO le : 23/02/2010 page :
1887 Réponse publiée au JO le :
02/11/2010 page : 12077 Date de changement d'attribution :
23/03/2010
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur les demandes
de réappropriations patronymiques. De
nombreux Français ont demandé
à partir de 1945 à l'administration
de changer leur nom parce qu'ils se sentaient
menacés en raison des
événements terribles et de
l'occupation nazie. Pour certains, ils voulaient
protéger leurs enfants d'une possible
résurgence des crimes antisémites qui
venaient d'être perpétrés
contre elles ou des membres de leurs familles. La
francisation de leur patronyme a permis de
renforcer leur sécurité. Aujourd'hui,
les enfants et petits-enfants de ces citoyens
réclament la possibilité
administrative de retrouver leurs anciens noms. La
réappropriation patronymique est impossible
et refusée par l'administration. Elle
permettrait, néanmoins, aux demandeurs
actuels de retrouver des membres de leurs familles,
porteurs de leur identité passée. Il
souhaiterait connaître la position du
Gouvernement sur ce sujet afin de permettre aux
familles françaises qui avaient du modifier
leur patronyme de le retrouver.
Texte de
la réponse
Les enfants ou
petits enfants des personnes qui ont changé
de nom en 1945 pour protéger leur famille
des crimes qui ont été
perpétrés durant la Seconde Guerre
mondiale à leur encontre peuvent demander
à reprendre le nom de leurs ascendants sur
le fondement de l'article 61 du code civil. Les
circonstances exceptionnelles entourant les
demandes de changement de nom formées par
ces derniers justifient un traitement particulier
des requêtes présentées par
leurs descendants qui souhaitent faire perdurer le
nom familial d'origine. Le principe de
stabilité du nom posé par la loi du 6
fructidor an II est appliqué avec plus de
souplesse à leur égard. Il convient
néanmoins de préserver l'unité
du nom de famille, qui a notamment guidé la
réforme du nom issue de la loi n°
2002-304 du 4 mars 2002.
Compte
rendu intégral (extrait)
Troisième
séance du mardi 16 février
2010
M. le
président. La parole est à M.
Jean-Philippe Maurer, dernier orateur
inscrit.
M. Jean-Philippe
Maurer. Il y a près de vingt-cinq ans
qu'a été votée la loi du 5
juillet 1985 tendant à l'amélioration
de la situation des victimes d'accidents de la
circulation et à
l'accélération des procédures
d'indemnisation.
Concrètement,
cette loi posait le principe d'un droit à
réparation intégrale du
préjudice des victimes d'accidents corporels
et accélérait leur indemnisation en
délégant aux assureurs cette
procédure pour limiter, en pratique,
l'intervention des tribunaux aux litiges les plus
graves.
Certes,
jusqu'à l'adoption de la loi du 5 juillet
1985, les droits des accidentés de la
circulation sont restés de nature
essentiellement jurisprudentielle, et les
décisions des tribunaux ne constituaient pas
un régime spécial de
responsabilité stricto sensu. Cette loi a
donc instauré un régime
spécial de responsabilité : cette
base juridique de référence demeure
toutefois insuffisante.
En effet, à
l'usage, il apparaît que les
préjudices subis par les victimes
d'accidents de la circulation sont
indemnisés de manière très
inégale, puisque des écarts non
négligeables séparent les
indemnités obtenues par la voie
transactionnelle avec les assureurs de celles
allouées par les tribunaux.
Actuellement,
l'indemnisation s'apparente, comme vous le
soulignez, monsieur le rapporteur, à une
sorte de labyrinthe : la nomenclature des postes de
préjudices n'a pas de base
législative ; il n'y a ni barème
médical unique, ni base de données
fiable ; les cadres d'expertise sont mal
définis ; la loi ne prévient pas les
conflits d'intérêts entre
médecins des victimes et des
assureurs.
L'harmonisation des
méthodes d'expertise ne peut incomber aux
tribunaux : de ce fait, il fallait une intervention
du législateur.
La présente
proposition de loi vise à remettre de
l'ordre dans le processus d'expertise de
l'évolution des dommages et à
renforcer l'équité dans
l'indemnisation des victimes. Deux priorités
ont retenu mon attention.
La première
concerne l'amélioration du processus
d'indemnisation des victimes. En effet, des
disparités flagrantes existent entre
l'indemnisation accordée par les tribunaux
et celle fixée par la voie amiable entre les
assureurs et les victimes d'accidents de la
circulation. À préjudice égal,
les indemnités allouées par les
tribunaux sont sensiblement supérieures
à celles accordées par les
assureurs.
De surcroît,
le rapport fait état de disparités au
sein même de l'indemnisation judiciaire,
où des écarts non négligeables
s'observent entre les décisions des
différentes cours d'appel. Ainsi, les
victimes d'un accident de la circulation survenu
à Strasbourg peuvent découvrir avec
étonnement que le préjudice qu'elles
ont subi ne serait pas indemnisé de la
même manière à Lille ou
à Paris.
Les écarts
ainsi relevés sont pour partie dus aux
fluctuations de l'expertise. Les experts
désignés par les tribunaux se
trouvent ainsi confrontés à une
multitude de barèmes médicaux. Il
n'existe pas de nomenclature unique, même
s'il faut reconnaître que l'usage de la
nomenclature Dintilhac s'est utilement
répandu depuis 2007.
C'est pourquoi les
articles 5, 6 et 7 de la présente
proposition de loi obligent l'assureur à
mieux informer la victime de ses droits, rendent
obligatoire une évaluation de la victime
dans son environnement habituel, rendent
obligatoire l'assistance de la victime par un
médecin conseil en réparation du
dommage corporel, et prévoient qu'un
médecin conseil mandaté par une
compagnie d'assurance dans le cadre du
règlement d'un litige ne peut exercer la
mission de médecin conseil de la victime,
tant par voie amiable que contentieuse.
La deuxième
priorité concerne une meilleure
évaluation du préjudice subi. Cela
requiert une identification plus claire des postes
de préjudices : certains de ceux-ci se sont
imposés au fur et à mesure de
l'évolution de la société,
comme c'est le cas pour le préjudice
post-traumatique. Face à ce vaste
éventail, il fallait remettre de l'ordre. Je
me félicite donc que l'article 3 de la
proposition de loi vise à donner une base
législative à une nomenclature
recensant les différents chefs de
préjudices indemnisables tant lors de la
procédure amiable que
contentieuse.
Ainsi, rappelons
que 95 % des accidents de la circulation font
l'objet d'une transaction entre l'assureur et la
victime, ou son représentant. Il fallait
donc mettre en place des points de comparaison
sûrs pour définir les critères
de l'indemnité : l'évaluation du
préjudice ne peut être arbitraire ; un
outil commun de référence
était donc nécessaire. C'est ce que
propose l'article 1er, en créant une base de
données en matière de
réparation du dommage corporel qui recensera
les transactions et les décisions
judiciaires. Sur la base de ces données, un
référentiel national indicatif des
évaluations financières du dommage
corporel sera élaboré et rendu
accessible à tous.
Je me
réjouis donc que cette proposition de loi,
qui encadre mieux l'indemnisation des victimes dans
un cadre juridique plus clair et égal pour
tous, soit enfin débattue. De plus, je tiens
à souligner que ce texte a reçu le
soutien des principales associations de personnes
handicapées et des familles de victimes,
ainsi que des assureurs. C'est pourquoi je le
voterai sans réserve. (Applaudissements
sur les bancs du groupe UMP, ainsi que sur quelques
bancs du groupe SRC.)
Question
N° : 71450
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Santé et
sports
Ministère
attributaire > Santé et
sports
Rubrique
> handicapés
Tête
d'analyse > politique à
l'égard des
handicapés
Analyse
> perspectives
Question
publiée au JO le : 16/02/2010 page :
1606
Réponse publiée au JO le :
09/08/2011 page : 8629
Date de changement d'attribution :
09/08/2011
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur les conditions
particulières de la majoration de pension
accordée aux fonctionnaires
handicapés pour l'effort effectué en
tant que travailleurs handicapés. En effet,
en vertu de la loi 2006-737 du 27 juin 2006, cette
dernière peut être accordée si
les conditions d'appréciation du handicap
prévues dans la lettre ministérielle
du 20 février 2006 sont acquises. Or, dans
le cas bien particulier de ce qui est
dénommée une « maladie
surajoutée », c'est-à-dire
contractée en fin de carrière par le
travailleur handicapé et rajoutant en cela
un handicap, la CNRACL, malgré les
simulations positives et les critères
remplis et reconnus comme tels, ne donne pas droit
à la majoration. Il lui demande donc ce
qu'il est prévu pour tous les fonctionnaires
handicapés qui se voient
pénalisés par la suppression de cette
majoration pour handicapés.
Texte de
la réponse
La loi n°
2006-737 du 27 juin 2006, qui a modifié le
second alinéa du 5° du I de l'article
L. 24 du code des pensions civiles et militaires de
retraite, a instauré une majoration de
pension pour les fonctionnaires handicapés
qui remplissent les conditions d'incapacité
permanente et de durée d'assurance (tout ou
partie de celle-ci ayant donné lieu à
versement de retenues pour pensions) leur
permettant de bénéficier du
dispositif de départ anticipé en
retraite défini au premier alinéa du
5° du I de ce même article L. 24.
L'article R. 33 bis du code des pensions civiles et
militaires de retraite précise les
conditions dans lesquelles la majoration de pension
est accordée à ces fonctionnaires
handicapés. Son I prévoit que le taux
de la majoration de pension est fixé
à un tiers du quotient obtenu en divisant la
durée des services pris en compte dans la
constitution du droit à pension, et durant
laquelle l'intéressé était
atteint d'une incapacité permanente au moins
égale à 80 %, par la durée des
services et bonifications admise en liquidation. La
circulaire de la fonction publique n° 2134 du
16 mars 2007 relative à la retraite
anticipée et à la majoration de
pension des fonctionnaires et des ouvriers de
l'État handicapés détaille les
modalités d'application des dispositions
introduites par la loi du 27 juin 2006
susmentionnée. Elle est consultable à
l'adresse Internet suivante http
://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2009/05/cir_26247.pdf.
En conséquence, l'évolution du taux
d'incapacité permanente en fin de
carrière résultant d'une «
maladie surajoutée » ne peut avoir pour
effet d'ouvrir le droit à cette majoration
de pension et de relever son taux si le
fonctionnaire concerné ne remplissait pas
antérieurement les conditions
exigées. Aucun projet tendant à
modifier ces règles n'est actuellement
à l'étude. Toutefois, le Gouvernement
souhaite engager une réflexion sur la
procédure de reclassement des agents
reconnus inaptes à l'exercice de leurs
fonctions. À cet effet, il remettra un
rapport au Parlement comme prévu par
l'article 47 de la loi du 9 novembre 2010 portant
réforme des retraites. Cette
réflexion s'accompagnera d'un examen de
l'ensemble des dispositifs de retraite prenant en
compte le handicap et l'invalidité. Il
pourrait être envisagé dans ce cadre
de faire évoluer certains aspects de ces
dispositifs.
Question
N° : 71299
de M.
Jean-Philippe Maurer ( Union pour un Mouvement
Populaire - Bas-Rhin )
Question
écrite
Ministère
interrogé > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Ministère
attributaire > Écologie,
énergie, développement durable et
mer
Question
publiée au JO le : 16/02/2010 page :
1562
Texte de
la question
M. Jean-Philippe
Maurer attire l'attention de M. le ministre
d'État, ministre de l'écologie, de
l'énergie, du développement durable
et de la mer, en charge des technologies vertes et
des négociations sur le climat, sur les
conclusions du conseil des ministres
franco-allemand du 4 février 2010. En effet,
la France et l'Allemagne ont annoncé la
création d'un futur office franco-allemand
des énergies renouvelables en 2010. Or
l'eurodistrict Strasbourg-Ortenau, à
côté du projet de région
métropolitaine du Rhin supérieur, et
au coeur du projet de démonstration
transfrontalier à l'échelle mondiale
autour du véhicule électrique,
pourrait accueillir une telle implantation. Il
aimerait donc connaître ses projets dans ce
domaine.